Sur ordre express du roi Mohamed VI, le Maroc a revu tous ses manuels et ses cours d'éducation islamique pour le collège : on arrête d'apprendre par cœur et on réfléchit...

Ecole primaire au Maroc
Ecole primaire au Maroc © Getty / Fred de Noyelle

Réalisant cet été l’ampleur de la contagion des esprits et de la menace que Daech fait peser sur le Royaume, mais aussi l’implication de jeunes d’origine ou de culture marocaine dans les attentats commis en Europe et notamment en France, le Roi du Maroc s’était adressé à ses sujets dans un discours solennel à la Nation.

Mohamed VI, commandeur des croyants, et à la tête d’une monarchie plus que millénaire, avait su trouver les mots pour dénoncer une instrumentalisation de l’Islam, appeler à un devoir de vigilance et d’unité de tous, musulmans, chrétiens et juifs, appelés à faire front commun pour contrecarrer les fanatismes.

Le roi avait promis l’enfer aux égarés, à tous ceux qui incitent au meurtre ou à l’agression. C’était clair, limpide, sans détour, mais Mohamed VI n’en est pas resté là et le souverain a exigé une refonte totale des programmes d’éducation islamique dispensés dans les collèges du royaume. Et voilà une réforme qui fut menée tambours battants et mise en œuvre dès cette rentrée scolaire.

Notre confrère de La Croix, Rémi Pigaglio, est allé voir dans les classes d’un collège de Casablanca, les jeunes marocains étraîner des manuels tout neufs et surtout une toute nouvelle pédagogie. Quand hier, dans ces cours obligatoires, les collégiens étaient d’abord exhortés à apprendre et à réciter par cœur sourates et hadiths au kilomètre, sans y comprendre mot, ils sont aujourd’hui confrontés et initiés au texte, au contexte, et surtout à son interprétation à notre époque moderne...

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