Le suspense est insoutenable. Nous attendons dans une heure la conférence de presse de Janet Yellen, la patronne de la réserve fédérale américaine. Elle va annoncer un virage décisif : la remontée des taux d’intérêts aux Etats-Unis. Depuis la terrible crise de 2008, les taux d’intérêts sont quasiment à zéro aux Etats-Unis. La banque centrale américaine distribue depuis des années des crédits à tout va pour éviter une syncope de l’économie américaine. Cette ère sera sans doute révolue ce soir, à moins d’un improbable rebondissement. La FED va remonter ses taux d’environ un quart de points. Explication : l’économie américaine est repartie, la croissance est de l’ordre de 2,6%, le chômage a été divisé par deux et n’est plus que de 5%. Il est temps d’augmenter enfin le loyer de l’argent. Cette décision est la deuxième étape d’un processus engagé en 2014. A l’époque, la FED avait décidé de cesser progressivement ce qu’on appelle le "quantitative easing". En clair, elle avait progressivement arrêté de faire marcher la planche à billet en finançant sans limite le système financier, à hauteur de 4500 milliards de dollars. La FED va être prudente, car l’inflation reste basse : 0,2% loin de 2% qui sont l’objectif habituel des banques centrales. Mais si on enlève l’impact de la chute des cours des matières premières et de l’énergie, on est à environ 2%. Une hausse modérée des taux semble donc raisonnable.

Et en Europe, que faisons-nous ?

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