Anthony Bellanger nous emmène dans les méandres de l'OTAN. Le Ministre de la Défense des États-Unis est en Europe et réclame un ferme engagement des Européens dans la défense.

Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, avec des membres de sa délégation avant une réunion au siège de l'OTAN à Bruxelles le 15 février 2017.
Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, avec des membres de sa délégation avant une réunion au siège de l'OTAN à Bruxelles le 15 février 2017. © AFP / Virginia Mayo / POOL

C'est la visite de Jim Mattis, ministre de la Défense de Donald Trump, à Bruxelles qui m'a donné l'idée de tenter de résumer les enjeux militaires qui attendent les Européens dans les années à venir.

A commencer donc par le seul vrai lien qui les unit : l'OTAN. C'est d'autant plus nécessaire que Jim Mattis vient en Europe avec une seule idée en tête : obtenir plus d'argent de ses 27 partenaires au sein de l'Alliance atlantique. Pour être juste, ce n'est pas la première fois que les Américains nous demandent de payer plus.

George Bush et Barack Obama avaient à peu près exigé la même chose – à savoir que chacun des membres de l'OTAN atteigne au moins 2% de leur richesse en dépenses militaires. Ils l'avaient simplement exprimé en termes plus diplomatiques.

La première question est donc : sommes-nous loin du compte ? Clairement, la réponse est oui, très loin même. Sur les 28 membres de l'OTAN, seuls 4, hormi les Etats-Unis, dépassent cette objectif : le Royaume-Uni, la Grèce, l'Estonie et la Pologne. La France, elle, avec 1,8% de son PIB dédié à la défense fait plutôt office de bon élève. Les autres membres de l'alliance sont au mieux à 1,5% au pire autour de 1%. L'Allemagne, qui est pourtant la première économie d'Europe, se traîne à 1,1%.

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