J'étais à Cannes, jeudi dernier, précédé de trois immenses stars sur les marches du Palais des Festival. J'ai cité Georges Clooney, Julia Roberts, présente pour la première fois à Cannes, paré d'une superbe émeraude et Jody Foster, quarante ans après Taxi Driver. Des stars, pour me vanter au retour devant mes enfants, mais de la bonne conscience de gauche. Dans mon smoking trop étroit -j'ai grossi un peu- j'ai assisté à la présentation du film "Money Monster". "Money Monster" : c'est le procès aux Etats-Unis d'une crise financière qui a explosé en 2008 et n'en finit pas d'abimer le pays du capitalisme. Sans spoiler le film, c'est l'histoire d'un animateur TV -George Clooney- qui conseille à l'achat et à la vente des actions dans un show exubérant. Et le voilà pris en otage en direct par un pauvre type qui a perdu l'héritage de sa mère en suivant ses recommandations. Bref, le film n'en finit pas de faire le procès qu'a voulu instruire sans grand succès François Hollande. Rappelez vous : « mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ». Le film a un défaut, il ne fait pas le procès réel de la finance. Comme d'habitude, si le marché à failli, ce n'est pas à cause du marché, ce n'est pas non plus à cause d'un malheureux prodige coréen qui a écrit à l'autre bout du monde le modèle mathématique. C'est à cause du patron tricheur. Je ne vous en dirai pas plus. Mais on refuse d'admettre que le système en soi comporte des failles...

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