Barack Obama entame jeudi et vendredi un voyage en Europe. Il snobe la France à laquelle il n'aura rendu aucune visite spécifique mais se rend en Grèce et en Allemagne.

Le président américain Obama lors de son tour d'Europe - ici lors de son arrivée à Athènes
Le président américain Obama lors de son tour d'Europe - ici lors de son arrivée à Athènes © Reuters / Alkis Konstantinidis

La Grèce, car c'est l'épicentre de toutes les crises : celle de l'euro, celle des migrants.

L'Allemagne, car c'est le lieu de pouvoir avec Angela Merkel.

En consolation, François Hollande, Matteo Renzi et Theresa May seront conviés à Berlin. On va nous seriner qu'Obama remet le flambeau du monde libre à la chancelière allemande. C'est vrai et c'est faux à la fois. Les beaux discours, Merkel et Obama en sont les champions.

Mais en réalité, ils n'ont pas vraiment avancé ensemble.

D'abord, le grand démocrate Obama faisait écouter via la NSA le téléphone personnel d'Angela Merkel. La brouille conduisit à expulser le chef de la CIA à Berlin, comme dans Homeland.

Ensuite, il n'y eu pas l'accord sur l'effacement de la dette grecque et la lutte contre la crise de l'euro fut laborieuse. En 2011, au G20 de Cannes, Barack Obama et Nicolas Sarkozy avaient poussé aux larmes Merkel qui refusait de mettre les fonds allemands du FMI à disposition pour protéger la zone euro et l'Italie. Au nom de l'indépendance de la Bundesbank. Ensuite, tous deux ont été les champions du retrait au Proche Orient, qui a conduit au chaos, au terrorisme et à la crise des réfugiés.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.