Anthony Bellanger nous emmène aujourd'hui dans Europe du Sud où l'on parle d'état de stress démographique.

Une Grecque, Espagnole, Portugaise ou Italienne née dans les années 70 sur 5 n'a ou n'aura pas d'enfants
Une Grecque, Espagnole, Portugaise ou Italienne née dans les années 70 sur 5 n'a ou n'aura pas d'enfants © Getty / Jekaterina Nikitina

Pour comprendre : un seul chiffre suffit ! Une Grecque, Espagnole, Portugaise ou Italienne née dans les années 70 sur cinq n'a ou n'aura pas d'enfants : du jamais vu depuis la dépression démographique de la première guerre mondiale, il y a un siècle.

Or, non seulement le taux de fertilité de l'Europe du sud est parmi les plus bas du monde, mais en plus, la crise à forcée l'émigration de centaines de milliers de jeunes en pleine âge fertile vers le nord de l'Europe, Allemagne et Grande-Bretagne.

Autrement dit, c'est la double peine : ceux restés au pays ne font plus d'enfants ou beaucoup moins et ceux parti chercher du travail dans un nord de l'Europe plus prospère font des enfants pour leur pays d'accueil. Le résultat est d'ores et déjà tangible : partout en Grèce, au Portugal, en Italie, en Espagne, les maternelles se dépeuplent, surtout dans les petites villes périphériques, et les écoles primaires ferment des classes....

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