Une semaine avant la fin de la Cop21 sur le climat, la Chine insistait au FMI, et à la Banque mondiale aussi, pour figurer parmi les grands et les riches de ce monde. Elle demandait et obtenait - avec le classement du renminbi parmi les grandes devises de référence - d'être dans le groupe des pays développés. Normal pour la deuxième économie du monde - voire la première, si l'on compte en parité de pouvoir d'achat.

Mais, à Paris, quand il a fallu, à la conférence sur le climat, dresser la liste des pays du Nord qui devront allonger tous les ans 100 milliards de dollars d'aide au Sud, à partir de 2020, cris d'orfraie des Pékinois : pas question, la Chine est un pays pauvre. Faudrait savoir.

Faut comprendre. C'est pas à cause de l'argent. Ce n'est même pas à cause des normes écologiques plus contraignantes pesant sur le groupe du Nord. C'est pour des raisons politiques : la Chine veut rester le leader du groupe dit des 77 (en fait, 134) pays en développement. C'est son poids politique sur la scène internationale qu'elle cultive ainsi - être le chef d'un groupe qui conteste, quand ça l'arrange, l'ordre occidental des choses hérité de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Alors, tantôt avec le Nord, tantôt avec le Sud. Après tout, il s'agit de l'Empire du Milieu...

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