Le printemps et l’approche de la grande saison touristique tend, comme jamais jusqu’ici, les relations entre d’un côté les deux grandes plateformes emblématiques de l’économie numérique, Uber et Airbnb, et de l’autre côté, les Etats, les mairies et les professionnels de ces métiers du transport et de l’hôtellerie organisés en de puissants lobbies. La fronde gagne du terrain, de San Francisco à New York, de Berlin à Barcelone. En Californie, Uber a annoncé la semaine dernière qu’il était prêt à payer 100 millions de dollars pour éteindre, à l’amiable, toutes les procédures collectives intentées par une minorité de chauffeurs. Ceux-ci voulaient voir requalifier leur situation d’indépendants en statut de salariés en bonne et due forme. Et alors même que ce conflit n’est pas encore désamorcé par la justice américaine, c’est à Paris qu’il rebondit, puisque l’Urssaf d’Île-de-France, c’est à dire l’organisme collecteur des côtisations de sécurité sociale, vient d’engager deux procédures, dont une plainte au pénal pour le même motif : la requalification en salariés des chauffeurs d’Uber. La plateforme de location de logement entre particuliers, Airbnb, subit les mêmes tracas. Elle est même prise en tenaille : d’un côté les administrations fiscales qui aimeraient pouvoir taxer les nouveaux revenus de ces particuliers qui louent une chambre ou leur appartement ; et de l’autre côté des mairies comme celle de Barcelone qui font condamner Airbnb à payer des amendes sous la pression des lobbies de l’hôtellerie....

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