La campagne est lancée. Au bout de dix ans, ça suffit. Non, je ne parle pas du remplacement d’Angela Merkel, mais de celui de Ban Ki-moon , secrétaire général de l’ONU.

L’ONU de demain va devoir faire face aux guerres du XXle siècle, alors qu’elle est aux abonnés absents :

  • absente de la crise ukrainienne

  • incapable de gérer la crise syrienne, débordée par l’afflux des réfugiés

  • évincée de la négociation sur le nucléaire iranien

  • débordée par l’épidémie Ebola.

Bref, l’ONU dérive tout doucement vers l’inconséquence politique. Ce n’est pas moi qui le dit, mais Kevin Rudd, ancien premier ministre d’Australie, lors d’un colloque, aujourd’hui, à Sciences Po. Paradoxalement, la mondialisation a donné un sacré coup de vieux à l’ONU. Cette dernière était fondée sur la force des états. Mais ceux-ci sont contestés par la globalisation de la politique, de l’économie, des mouvements sociaux, du numérique. Et la faiblesse des états fait celle de l’ONU, incapable de se moderniser.

Mais l'ONU a tout de même connu un grand succès avec la COP21, et c'est ce qui permet de garder espoir. Pour la première fois depuis une éternité, un accord universel a été trouvé sur le climat à Paris. Pour Pascal Lamy, cette conférence a été un succès parce qu’on est sorti du cadre traditionnel de l’ONU. Selon l’ancien directeur général de l’OMC, la planète est passée du multilatéralisme au polylatéralisme...

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