La meilleure défense, c'est l'attaque. Les Européens ne doivent pas s'y tromper. L'entretien de Donald Trump à la Bild Zeitung est une attaque en règle contre l'Allemagne.

Donald Trump n'a pas choisi l'Allemagne au hasard. A la fois parce qu'elle est forte et faible. Forte, parce qu'elle est la première puissance économique voire politique du continent. Faible parce que tout le monde la déteste sur le continent, en particulier les populistes de gauche comme de droite. Trump donc s’est attaqué aux quatre piliers de l'Allemagne moderne, avec une habileté que n'aurait pas reniée son ami Poutine :

-La sécurité, garantie par l'Otan, qualifié d'obsolète par Trump;

-La prospérité, fondée sur des exportations industrielles. Trump veut imposer 35 % de droits de douane aux BMW et autres Mercedes vendus à New York.

-Les valeurs et les droits de l'homme avec l'accueil des réfugiés : une erreur catastrophique a dit Trump qui n'a pas parlé de réfugiés mais d'illégaux.

-L’ordre institutionnel, avec l'Union Européenne qui ne serait qu'un instrument de domination germanique. Et pour couronner le tout, une caricature des Allemands fleurant le vingtième siècle, dont M. Trump vante « l'ordre » et « la force ». Il ne manque que les bottes et la cravache.

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