La Turquie est au cœur de toutes les stratégies contre l’organisation terroriste Etat Islamique, mais fait-elle le job ?

La réponse est non. Toujours pas. Et, c'est un problème très grave. Je vais essayer d'y aller pas-à-pas pour tenter d'expliquer pourquoi. Il suffit de prendre une carte pour comprendre : entre la Turquie et la Syrie, il y a 900km de frontières terrestres. Une frontière que la Turquie a parfaitement les moyens de contrôler et dont on sait pourtant qu'elle est, encore aujourd'hui, poreuse. Notamment pour ceux qui veulent rejoindre les rangs de l'Etat Islamique ou d'Al-Qaïda. Ils seraient 700, tous les mois.

Par ailleurs, c'est par cette frontière, encore une fois très mollement fermée par la Turquie, que passe toutes les contrebandes qui alimentent les coffres de l'Etat Islamique : pétrole, coton et aussi antiquités trafiquées de façon industrielle. Cette tolérance turque est d'autant plus choquante que, d'une part, la Turquie est censée faire partie de l'OTAN et qu'elle est donc notre alliée, et que, d'autre part, elle a dit et répété qu'elle se rangeait derrière les Etats-Unis et la France dans ce combat...

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