L’actualité file beaucoup trop vite et écrase souvent, au passage, quelques pépites. La loi sur l’intégration présentée par le gouvernement allemand ces derniers jours mérite bien un léger retour arrière. Jugez plutôt : la chancelière Angela Merkel qui est aussi la présidente du parti conservateur, la CDU, l’Union chrétienne-démocrate a qualifié ce texte de « grande première » dans l’histoire de l’Allemagne. Le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, social-démocrate parle lui d’un « texte historique ». Même le petit partenaire bavarois de la coalition, ultra-conservateur, très critique sur la manière dont Angela Merkel avait permis l’arrivée sur le sol allemand de plus d’un million de réfugiés, affirme qu’il existe aujourd’hui « une chance que l’intégration réussisse ». S’il fallait une preuve que la machine politique à fabriquer du consensus marche encore bel et bien outre-Rhin, la voici, éclatante. Il a certes fallu plusieurs semaines d’intenses débats et quelques sept heures de négociations finales, mais au total la coalition à réussi la prouesse de trouver un accord ambitieux qui contente toutes les parties en évitant l’eau tiède. Chacun a compris que l’enjeu, oui, pour le coup, était bien historique...

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