Donald Trump, c'est lui même qui en parle le mieux.

Lorsqu'il a déboulé, il y a six mois, que n'a t-on entendu ! C'était un feu de paille, ne vous inquiétez pas. Nous en sommes pour nos frais. Il est toujours là.

C'est son adversaire malheureux qui l'avait le mieux décrit, Rick Perry, ancien gouverneur du Texas : «Le trumpisme est un mélange de démagogie, de mesquinerie et d'absurdité, capable de conduire le Parti Républicain à la perdition ». Pour l'heure, c'est Rick Perry qui est tombé en perdition, dès cet été, et Trump triomphe. Impossible de démonter ses arguments, même lorsqu'il dit des énormités. Les Américains, ces petits blancs qui se jugent déclassés, ne veulent rien entendre. Notre correspondant à Washington, Gilles Paris , a fait une enquête surTrump le bonimenteur.

Admirable florilège : l'administration Obama annonce qu'elle va accueillir 10 000 réfugiés. Par un prompt renfort, ils deviennent 250 000, tous promis à l'expulsion, par Donald Trump. Les États-Unis comptent onze millions de sans-papiers. Trump les multiplie par trois. Le chômage est redescendu à 5,9 %. C'est le chiffre officiel. Mais pour Trump, il est de 21%. Trump multiplicator se démultiplie lui même. Forbes estime que sa fortune est de quatre milliards de dollars. Peanuts pour Trump qui revendique le double, continue Gilles Paris. Summum du mensonge, Trump assure avoir vu des milliers de musulmans du New Jersey célébrer les attentats du 11 septembre. Personne ne les a vus.

Alors même que les médias tentent de démonter ce mensonge, rien n'y fait : Trump persiste et ment.

Tous les candidats républicains sont pris d'une curieuse maladie : les affirmations fantaisistes. Les sites de fact checking ne remettent pas la vérité à l'endroit. Le seul qui s'en sort bien, c'est le malheureuxJeb Bush , fils de George, frère de W., dont près de la moitié des propos sont tenus pour exacts, nous indique Gilles Paris. Voyez le drame où vous avez sombré. Je lis dans vos pensées : vous trouvez désormais qu'un Bush à la Maison-Blanche serait au fond une solution raisonnable. Mais il fait moins de 7 % des intentions de vote. 7 %, c'est le taux de propos exacts attribués à Trump...

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