Anthony Bellanger nous emmène à Athènes où, grâce au gouvernement d'Aléxis Tsípras, la capitale va enfin avoir sa première mosquée officielle.

Des manifestants brûlent le drapeau d'ISIS dans le centre d'Athènes ; ils s'opposent à la construction d'une mosquée dans la ville, le 8 janvier 2017 à Athènes.
Des manifestants brûlent le drapeau d'ISIS dans le centre d'Athènes ; ils s'opposent à la construction d'une mosquée dans la ville, le 8 janvier 2017 à Athènes. © AFP / Nicolas Koutsokostas

La première mosquée athénienne sera terminée en avril et ne sera pas vraiment spectaculaire : elle suffira à contenir un peu plus de 350 fidèles en même temps. En clair, ce n'est pas - loin de là - la Grande Mosquée d'Alger ou celle de Casablanca.

Et pourtant, elle est unique. C'est d'abord la première mosquée construite dans la capitale grecque depuis l'indépendance du pays en... 1830. Ensuite parce qu'il a fallu des années avant de parvenir à construire ce simple édifice tant l'Eglise orthodoxe grecque a résisté. Mais c'est aussi une victoire pour près d'un million d'Albanais qui vivent souvent depuis 20 ou 30 ans dans le pays, qui pratiquent un Islam particulièrement modéré et qui sont en mal de reconnaissance.

Pour les Grecs, c'est une sorte de révolution copernicienne...

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