Le peuple tunisien a, par la seule force de ses convictions, réalisé en janvier 2011 une révolution pacifique, prouesse qui vaut désormais à ce pays l’acharnement de Daesh

Parasols en paille sur une plage désertée dans le sud de la Tunisie
Parasols en paille sur une plage désertée dans le sud de la Tunisie © Maxppp / JEAN-PIERRE AMET MaxPPP/Newscom

On sait que ce petit pays arabe de 11 millions d’habitants, coincé entre l'Algérie et la Libye, est porteur d’un destin bien plus grand que lui : il y a presque cinq ans, les Tunisiens avaient donné le signal d’un printemps démocratique, puisé aux sources des valeurs universelles, une révolution qui s’était diffusée comme une trainée de poudre dans le monde arabe.

Mais cinq années après et en dépit de vives turbulences, il n’y a plus que la Tunisie à avoir réussi à stabiliser ce nouveau cours démocratique.

C’est dire à la fois la performance et l’enjeu international que représente aujourd’hui la Tunisie. Et c’est justement cette prouesse qui vaut désormais à ce pays l’acharnement de Daesh et de ses séides.

L’organisation djihadiste cherche à imposer par tous les moyens une sorte de troisième tour post électoral pour mettre à genoux la société tunisienne.

Le pire, c’est qu’on y est ou presque : l’économie tunisienne est en morceaux, en lambeaux.

Les trois attaques sanglantes de l’année 2015, à Tunis en mars contre le musée du Bardo – 22 morts dont 21 touristes étrangers, puis en juin contre une station balnéaire près de Sousse - 38 touristes étrangers tués – puis en novembre contre un bus de la garde présidentielle - 12 policiers tués – cette vague terroriste a effrayé touristes étrangers, investisseurs internationaux et achevé de déstabiliser l’Etat tunisien.

Cet été tous les hôtels ou presque étaient vides. Le chômage explose à plus 15%, et la croissance s’est enlisée dans les sables...

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