Alors que l’agitation retombe depuis hier soir, après la bataille de New York qui semble avoir réduit plus encore le suspens, tant du côté démocrate que républicain d’ailleurs, il faut rappeler que rien ne se fait dans ce grand pays sans la démographie. Troisième pays le plus peuplé au monde, derrière la Chine et l’Inde, les Etats-Unis sont aussi le premier pays d’immigration au monde, et l’administration américaine continue d’accorder chaque année plus de 670 000 visas et bien évidemment je ne compte pas les illégaux, les sans papiers qui sont, et c’est l’un des sujets de cette campagne, plus de douze millions dont une majorité d’hispaniques, douze millions de clandestins, qui résident aux Etats-Unis depuis parfois plusieurs décennies et que l’histrion Donald Trump a juré d’expulser, de déporter, s’il parvenait un jour jusqu’à la Maison Blanche. Mais on n’en est pas là, et si l’on n’en est pas là, c’est justement grâce à la démographie : c’est elle qui nous permet de penser que cette hypothèse d’une victoire de Trump est très improbable sinon totalement impossible. « Trump a oublié cette vérité élémentaire, aux Etats-Unis, la démographie, c’est la destinée », écrit joliment aujourd’hui dans Le Monde l’un des meilleurs spécialistes des Etats-Unis, Denis Lacorne, professeur de recherche au CERI-Sciences Po. Toutes les tendances lourdes, nous dit ce chercheur, sont éminemment favorables au parti démocrate..

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