Vincent Giret nous emmène ce soir au Venezuela, un pays dont on a beaucoup parlé pendant la campagne électorale française.

Un manifestant vénézualien nu se confronte avec la police anti-émeutes lors d'une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas le 20 avril 2017.
Un manifestant vénézualien nu se confronte avec la police anti-émeutes lors d'une manifestation contre le président Nicolas Maduro, à Caracas le 20 avril 2017. © AFP / Julien Barreto

Cela restera comme l’une des grandes étrangetés de cette campagne 2017.

On a bien parlé un peu des ambitions inquiétantes de la Russie, un peu évoqué aussi, comme en passant, les agissements criminels du régime syrien de Bachar Al-Assad, on a même dit quelques mots de l’imprévisible Trump, mais un pays d’Amérique du Sud, grand comme une fois et demi la France, et peuplé de 31 millions d’habitants, a suscité les polémiques les plus inattendues et les plus enflammées.

Ce matin encore, sur RMC, un candidat un peu gêné aux entournures a osé comparer les manifestations monstres qui s’y déroulent actuellement aux rassemblements bon enfant suscités en France contre la loi travail dite El-Khomry, ni plus ni moins, circulez, il n’y a rien à voir. Or justement, il y a pourtant beaucoup à voir en ce moment même au Venezuela.

Le pays est au bord de la guerre civile, des millions gens sont descendus dans la rue, et exigent désormais le départ du président Nicolas Maduro, tandis que huit personnes ont été tuées par balles en deux semaines.

Bref, le pays vit sur un volcan et inquiète désormais toute l’Amérique Latine.

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