Anthony Bellanger nous emmène au Brésil aujourd'hui pour un scandale qui mêle corruption et viande avariée.

Manifestation à Saint-Domingue le 19 mars 2017 pour exiger la fin de la corruption du géant brésilien Odebrech et d'autres scandales
Manifestation à Saint-Domingue le 19 mars 2017 pour exiger la fin de la corruption du géant brésilien Odebrech et d'autres scandales © AFP / Erika SANTELICES

Vendredi dernier, le Brésil a fêté les trois ans du plus grand scandale de corruption de son histoire : le scandale Lava-Jato. Une véritable machine de corruption qui mêle milieu politique tous partis confondus et pour lequel la justice brésilienne a conduit 746 perquisitions et saisies, procédé à 198 arrestations et instruit 57 plaintes au pénal contre 260 personnes.

En tout, les juges ont récupéré la somme de 10 milliards de reais, c'est-à-dire trois milliards d'euros ! C'est loin d'être fini !

Le procureur général du Brésil vient de déposer 320 plaintes de plus et a demandé l'inculpation de 85 politiciens dont deux anciens présidents : Dilma et Lula. C'est d'autant moins fini, qu'au scandale d'origine – celui impliquant la compagnie pétrolière nationale, Petrobras, qui servait de vache à lait pour le Parti des travailleurs, entre autres – s'est ajouté un volet Odebrecht, du nom de cette entreprise de BTP.

Et là, les découvertes des enquêteurs relèvent du roman policier : cette entreprise spécialisée dans les grands projets d'infrastructures avait crée un cabinet noir secret où les employés travaillaient à verser des pots de vins en échange de marchés publics !...

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