Cela fait maintenant neuf mois depuis les élections législatives du 20 décembre 2015 que l’Espagne attend toujours la formation d’un gouvernement issu d’une majorité...

 Iglesias réagit lors d'un débat d'investiture au Parlement à Madrid
Iglesias réagit lors d'un débat d'investiture au Parlement à Madrid © Reuters / Juan Medina

Il n’y a pas à chercher bien loin, des dizaines et des dizaines d’affaires de corruption ont rythmé la vie politique depuis plusieurs décennies.

Un immense et incessant déballage de scandales dans lesquels ont trempé, jusqu’au coup, les deux grands partis politiques traditionnels - ceux qui ont structuré la vie politique espagnole depuis le retour de la démocratie.

Ce fut d’abord des personnalités du parti socialiste qui furent mises en cause, pendant plusieurs années, puis ce fut au tour de la droite et du Parti populaire d’être pris dans une spirale infernale d’affaires plus sordides les unes que les autres.

La corruption a longtemps été considéré dans ce pays comme un délit sans victimes, tout le monde semblant y trouver son compte, les constructeurs, les politiques, et parfois même les électeurs. Les affaires et le pouvoir ont fait longtemps très bon ménage en Espagne au point que la corruption est devenue la deuxième préoccupation des Espagnols juste derrière le chômage.

C’est leur ras-le-bol qui pour une large part, a fait émerger deux nouveaux partis, celui de la gauche radicale Podemos et celui du centre, Cuidadanos...

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