Invitation au voyage ce soir, avec notre grand reporter Yves Eudes . Il vous raconte l’épopée de l'Île-de-Sein.

Ce navire câblier a quitté mi-décembre__ le port de Calais pour le Sri Lanka. Il va dérouler dans l’océan Indien 5 300 kilomètres de fibre optique entre Colombo et Djibouti. À la fin, un immense réseau appartenant aux opérateurs téléphoniques européens reliera Toulon à Singapour, avec des boucles vers la Turquie, les Émirats, le Pakistan et l'Inde.

« Le câble est enroulé dans deux cuves cylindriques de 19 mètres de diamètre. 5 300 kilomètres de câble, ça pèse près de 5 000 tonnes », nous explique Yves Eudes. Le câble sera posé au fond de la mer. Jusqu’à 1 500 mètres, on creuse un petit sillon grâce à un engin de 35 tonnes glissant sur le fond marin. La vitesse est alors de 20 kilomètres par jour. Au dela, on dépose tout simplement le câble. Son poids le maintient au sol. Et la vitesse de dépose peut alors s'accélérer : 150 kilomètres par jour.

Bienvenue vers le passé. Le câble sous-marin est une technique ancienne, datant du XIXe siècle. Mais, depuis l'avènement de l'Internet et l'explosion des communications électroniques, il connaît une seconde jeunesse. Yves Eudes nous le rappelle : «Contrairement à une idée reçue, les satellites jouent un rôle minime dans le fonctionnement de l'Internet ».

Près de 99 % du trafic international de téléphone et de données passe par les câbles comme les nôtres.

Les communications intercontinentales sont assurées par 900 000 km de câbles sous-marins - plus de 340 réseaux relient tous les continents .

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