Vincent Giret nous emmène aux Pays-Bas, où la ministre du commerce a trouvé une riche idée pour combattre Donald Trump.

Lilianne Ploumen a annoncé dans un communiqué qu'elle prendrait "l'initiative d'un fonds international pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l'accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l'avortement"
Lilianne Ploumen a annoncé dans un communiqué qu'elle prendrait "l'initiative d'un fonds international pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l'accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l'avortement" © AFP / JOHN THYS

Vous vous souvenez forcément que deux jours après son installation à la Maison Blanche, le nouveau président américain a pris une série de décrets plus funestes les uns que les autres. L’un concernait l’interdiction faites aux ONG et associations internationales qui bénéficient de l’argent public américain, de promouvoir de quelques manières que ce soit, ou de pratiquer l’avortement.

Comme de nombreuses féministes, Cecile Richards, la présidente du plus grand réseau de planning familial des États-Unis avait immédiatement réagi en expliquant que « les femmes les plus vulnérables dans le monde allaient souffrir de cette décision, qui va saper des années d’efforts en faveur de la santé des femmes. Cela risque même de provoquer la fermeture de cliniques dans le monde, de même qu’une augmentation des grossesses non - désirées et des avortements dangereux ». Et cette Américaine en appelait donc à la résistance et au « combat ».

Et bien aux Pays-Bas, une femme, ministre, ministre du commerce et de la coopération, a entendu cet appel. Lilianne Ploumen, 54 ans, social-démocrate, elle appartient à un gouvernement de coalition, et elle s’est confiée à l’une de nos consœurs du New York Times.

La ministre explique qu’elle est d’abord sous le choc, stupéfaite, devant cette incroyable régression, alors qu’elle croyait, comme nous tous, d’ailleurs, que le droit des femmes à disposer librement de leur corps, d’être maîtresse de leur vie et de leur sexualité, était une évidence autant qu’un état de fait en 2017 dans nos démocraties...

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