Comment transformer une bonne nouvelle en mauvaise nouvelle ? Comme notre métier, c’est journaliste, je vais réussir à faire ce tour de force, en vous mettant en garde contre…le pétrole pas cher.

Le monde vit un véritable contre-choc pétrolier. Le prix du baril est passé de 115 dollars en juin 2014 à quarante aujourd’hui. Normalement, on devrait se réjouir. Bonne nouvelle pour les automobilistes, qui paient leur essence moins chère. Bonne nouvelle pour les industriels qui peuvent faire tourner leurs usines. Bonne nouvelle pour vos vacances, alors que la facture de kérosène des compagnies aériennes a baissé de 20% en 2015.

Las, c’est oublier le climat, alors que nous sortons tout juste du sommet de Paris et de la Cop21. Le meilleur moyen pour réduire sa consommation de pétrole, c’est d’en augmenter la facture. Avec ce pétrole pas cher, voilà toute une incitation qui tombe à la trappe.

Oui, vous me direz, mais le pétrole va finir par remonter... A priori, non. Le pétrole bas, cela va durer. L’agence internationale de l’énergie ne prévoit pas de retour au dessus de 80 dollars le baril avant 2020. La baisse des cours est provoquée par le ralentissement mondial et par l’Arabie saoudite qui ne veut pas restreindre sa production pour faire remonter les cours. Son objectif : faire sortir du marché les producteurs de gaz de schistes américains, ruiner son ennemi hériditaire, l’Iran, qui a encore plus besoin d’elle que de pétrole. Mais voilà que les Etats-Unis font de la surenchère. Ils sont en train de lever l'interdiction d'exporter le pétrole brut américain...

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