Direction l'Espagne qui a connu hier une élection "chamboule-tout"...

Résurrection de l'ancien dirigeant du Parti socialiste, Pedro Sanchez
Résurrection de l'ancien dirigeant du Parti socialiste, Pedro Sanchez © AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU

L'expression de Laurent Fabius devient un tube en Europe... Pays après pays, tous les sortants sont sortis... Et l'Espagne ne fait donc pas exception. Hier, les militants du Parti socialiste ouvrier espagnol, le PSOE, choisissaient leur dirigeant.

Trois candidats pour cette primaire :

  • Susana Díaz, soutenue par les barons présents et passés du socialisme espagnol
  • Pedro Sánchez, un ex-Premier secrétaire débarqué sèchement en 2016
  • Patxi Lopez, le candidat du milieu.

Que croyez-vous qu'il arriva ? Eh bien, les militants socialistes ont éliminé les petits marquis de socialisme, les spécialistes du billard à trois bandes qui essayaient de leur faire croire que si tous les Grands étaient d'accord, ils ne pouvaient pas se tromper.

Or les Grands du socialisme espagnol avaient, ces derniers mois, fait deux paris : le premier, se débarrasser de Pedro Sánchez, ce roturier de 45 ans qui avait été élu en 2014 par les militants et sans leur adoubement. C'était chose faite en octobre 2016.

Le second : mettre à sa place une longue, très longue période de transition, histoire de faire oublier le sale petit meurtre d'octobre. Puis susciter l'enthousiasme des militants devant l'adoubement d'une candidature unitaire, féminine, celle donc de Susana Díaz.

Grosso modo la noblesse socialiste espagnole a pris les militants pour des imbéciles. Dans leur esprit, un militant socialiste, ça oublie, ça se gronde et à la fin, ça obéit... Comme un enfant gâté. Evidemment, la bofetada, la baffe aller – retour, était servie...

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