Il va falloir s'y habituer, hélas, les attentats vont durer. Ce n'est pas la première fois que l'Europe est victime du terrorisme. Rappelons pour l’histoire les forfaits inégalés des anarchistes du XIXème siècle. Ils parvinrent à assassiner dans l'ordre le tsar Alexandre II (1881), le président français Sadi Carnot (1994), l’impératrice d’Autriche « Sissi » (1898), le roi d’Italie Umberto 1er (1900). Même après la deuxième guerre mondiale, chaque pays a connu ses vagues d’attentats : la Fraction armée rouge dans l’Allemagne de Helmut Schmidt (33 morts), les années de plomb en Italie (380 morts), la guerre en Irlande du nord et les attentats de l’IRA au Royaume-Uni (1800 morts) et ceux de l’ETA en Espagne (830 morts). Mais il s’agissait de conflits nationaux, dont la solution était essentiellement nationale. La nouveauté, c’est que l’Europe se retrouve pour la première fois déstabilisée dans son ensemble par une guerre transeuropéenne...

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