Aux Etats-Unis, le mot populisme est moins connoté négativement qu'en France. Il y a une tradition populiste au sein du parti démocrate, par exemple, et elle passe pour tout à fait respectable. Alors pour qualifier la forte poussée des partis protestataires de droite, qui a caractérisé 2015, on préfère parler d'une vague extrémiste ou encore de droite ultranationaliste. Mais, c'est bien du même phénomène qu'il s'agit. Trump aux Etats-Unis, Le Pen en France, Kaczynski en Pologne, Orban en Hongrie et d'autres. Qu'ils soient dans le gouvernement ou dans l'opposition, en Europe et aux Etats-Unis, on assiste à un retour du "national", quelque fois même au régional, comme en Ecosse ou en Catalogne, comme une sorte d'antidote à la globalisation des échanges.

Les thèmes sont les mêmes : peur du déclin face à l'émergence économique du sud, peur des flux migratoires, peur du grand chambardement technologique, en somme peur de l'avenir dans un monde où les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance et celui de la richesse...

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