C’était le 16 mars 1968, plus précisément à 7 heures et demi, en pleine guerre du Vietnam et ce matin là, les soldats de la compagnie Charlie, appartenant à la 23ème division d’infanterie de l’armée américaine viennent de se poser en hélicoptère dans plusieurs hameaux que les cartes d’état-major avaient alors identifiés sous le nom de My Laï 1, My Laï 2, 3,4. « Tuez tout le monde ! » avaient ordonné les officiers américains, ce sont tous des ennemis, tous des Vietcong, femmes et enfants compris. Les jeunes GI ont obéi. 504 civils vietnamiens, sans défense, hommes et femmes, enfants et vieillards massacrés en quelques heures. Le correspondant du Monde en Asie du Sud-Est, Bruno Philip a retrouvé près de cinquante ans plus tard, les 4 survivants cet Oradour-sur-Glane asiatique, les survivants de My Laï, deux femmes et deux enfants, tombés dans le faussé bordant le canal au moment où les tirs ont retenti, ensevelis sous les cadavres, laissés pour morts mais vivants, ou plutôt survivants. « On avait vu les soldats arriver, c’était la guerre bien sûr, mais nous au village, on ne craignait rien, on ne faisait pas de politique, les Américains on n’était ni pour, ni contre », dit à Bruno Philip une vielle dame d’aujourd’hui 91 ans, aux souvenirs intacts. « La douleur, elle est est en moi », souffle-t-elle..

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