Anthony Bellanger nous emmène de soir à Brasilia où depuis hier des militaires patrouillent dans les rues de la capitale brésilienne pour protéger les ministères et la présidence.

Quand on connaît l'Amérique latine, on sait combien l'image de soldats patrouillant dans les rues est forte et surtout chargée de souvenirs. Comme le reste du Cône sud, le Brésil a connu une dictature militaire entre 1964 et 1985. Une des plus dures du continent. Donc lorsque le président brésilien, Michel Temer, a autorisé hier 1 500 soldats à sortir de leurs casernes pour protéger des manifestants les bâtiments officiels, il savait parfaitement qu'il maniait un symbole sensible et donc il donnait un avertissement. C'est dire l'état de déliquescence dans lequel se trouve la classe politique brésilienne en général et ce président, en particulier. Vous voulez une petite idée ? Le scandale de corruption dit « Lava-Jato » c'est 2Mds€ de pots-de-vins. En 3 années d'enquête, il a touché ce scandale une vingtaine de partis politique, il a occasionné plus de 200 inculpations, il a jeté devant les tribunaux 2 anciens présidents, il a défaits 90 parlementaires et le tiers des ministres de l'actuel gouvernement....

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