Dans un pays dévasté par la crise économique, sociale et politique, le régime de Nicolas Maduro a clairement choisi la confrontation avec une opposition retranchée au Parlement.

Santiago de León de Caracas, traditionnellement connue sous le nom de Caracas. Derrière la ville, la montagne Avila.
Santiago de León de Caracas, traditionnellement connue sous le nom de Caracas. Derrière la ville, la montagne Avila. © Getty / CarlosAlbertoPhoto

Je vais essayer d'être le plus factuel possible pour vous décrire l'état déplorable dans lequel est plongé ce pays qui, il faut toujours le répéter est assis sur les premières réserves mondiales de pétrole et ce, devant l'Arabie saoudite.

L'Associated press, l'agence de presse américaine dont l'indépendance et le sérieux ne sont plus à démontrer, expliquait qu'en moyenne, un Vénézuélien passe 35h par mois dans une file d'attente, et 9 fois sur 10 ils n'obtient pas le nécessaire pour survivre.

Le reste doit être acheté au marché noir alors que le salaire moyen – calculé au taux de chance officieux du dollar – est de 15$ mensuel. La pénurie est telle qu'en une petite semaine, mi-août, 380 000 Vénézuéliens ont traversé la frontière avec la Colombie. La ville frontalière de Cucuta, en Colombie, a été prise d'assaut par des familles entières venues s'approvisionner en sucre, papier toilette, café, farine ou couches...

Quand elles le pouvaient encore, vu l'effondrement de la devise vénézuélienne, le bolivar fuerte.

Enfin, une dernière info recueillie dans les pages d'un quotidien local : la réapparition dans le sud du pays de la diphtérie. Une maladie de pays très pauvre, éradiquée au Venezuela depuis 24 ans et qui a d'ores et déjà causé 23 morts. Un désastre sanitaire.

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