The Economist a trouvé une fortune accumulée de 10 milliards et demi de dollars, un peu plus de 9 milliards d'euros. Comment sont-ils parvenus à trouver cette somme ?

C'est le magazine britannique The Economist qui, le 16 avril dernier, a fait les comptes. Et il a trouvé une fortune accumulée de 10 milliards et demi de dollars, un peu plus de 9 milliards d'euros. Comment sont-ils parvenus à trouver cette somme ? C'est simple, ils ont eu accès à un rapport confidentiel du gouvernement colombien. Une source suffisamment sérieuse pour qu'elle démissionne, c'était un haut fonctionnaire, il y a quelques jours à peine. Immédiatement les FARC, qui sont, je le rappelle, la plus ancienne guérilla marxiste encore active au monde, ont démenti. « Nous n'avons pas un sou vaillant », ont-ils expliqué ajoutant qu'aucun de leurs responsables se figuraient sur les Panama Papers. Surtout lorsque l'on sait que des hauts responsables du gouvernement colombien figuraient bien, eux, dans les petits papiers de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Cette question, la presse colombienne se l'est évidemment posée. Et elle a mené l'enquête. Elle rappelle par exemple que les FARC elles mêmes, dans un ordinateur récupéré lors d'une opération militaire, avouaient posséder 49 000 hectares de terres cultivables. De plus, en juillet 2015, le gouvernement colombien en a confisqué 280 000 de plus ! Si l'on ajoute à cela le trafic de drogues, l'exploitation minière clandestine – la Colombie est un énorme producteur d'émeraudes par exemple – et les rançons, on arrive à une moyenne calculée par Forbes de 600 milliards par an. C'est simple, après l'Etat islamique et le Hamas, les FARC sont le 3ème groupe terroriste le plus riche de la planète. Et si les FARC n'apparaissent pas au Panama, c'est que l'argent serait planqué chez les compagnons de route marxistes vénézuéliens ou nicaraguayens...

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