En Argentine, un pays qui cherche toujours à faire la lumière sur ses années noires..

Barack Obama en mars 2016 devant le mémorial des victimes de la dictature militaire en Argentine
Barack Obama en mars 2016 devant le mémorial des victimes de la dictature militaire en Argentine © Maxppp / David Fernández/EFE/Newscom

Fouiller le passé, faire justice, identifier les coupables, débusquer les complicités, n’est jamais une affaire facile. L’Argentine a connu une terrible dictature militaire entre 1976 et 1983. Un coup d’Etat avait renversé le gouvernement d’Isabel Peron, puis quatre juntes se sont succédées, pour un bilan effroyable : 30 000 morts ou disparus, 15 000 fusillés, 9000 prisonniers, un usage systématique de la torture et 1 million et demi d’exilés, pour un pays il faut le rappeler de 30 millions d’habitants. On peut ajouter que 500 nourrissons avaient été enlevés à leurs familles, jugées proches de l’opposition, et confiés à des familles proches du pouvoir militaire. Trente-trois ans plus tard, toute la lumière sur ces années noires n’a toujours pas été faite. Un procès avait bien eu lieu pour confondre les militaires les plus hauts gradés, mais la plupart des généraux furent ensuite amnistiés. Mais l’Argentine a ouvert une étape de son histoire politique l’an dernier avec l’élection d’un candidat de centre droit, Mauricio Macri. Il souhaite que l’Argentine retrouve sa place dans le monde, entretienne de bonne relation avec ses voisins, mais aussi de bonnes relations avec son histoire, et son passé le plus sombre. Et pour cette dernière exigence, il a trouvé un allié de poids, le président américain Barak Obama...

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