Anthony Bellanger nous emmène au Mexique où l'on prend très mal la construction du mur de Donald Trump.

Chaussures de sport accroché à une ligne électrique près d'une section nouvellement construite du mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique au quartier d'Anapra à Ciudad Juarez, au Mexique.
Chaussures de sport accroché à une ligne électrique près d'une section nouvellement construite du mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique au quartier d'Anapra à Ciudad Juarez, au Mexique. © Reuters / Jose Luis Gonzalez

C'est un festival ! Je vous donne juste quelques titres de la presse mexicaine ce matin :

Excelsior :

Nous ne croyons pas au mur, nous ne paierons pas !

El Universal :

Le président Peña Nieto condamne le mur et hésite à se rendre aux Etats-Unis.

Mais, pour nos âmes de poètes, la plus belle une est celle de La Jornada, l'équivalent de Libération, qui titre : « Résistance poétique au mur de Trump » avec une photo de la frontière mexicaine sur laquelle quelqu'un a écrit :

De ce côté-ci aussi, on a des rêves.

Mais ce n'est pas la poésie qui domine en ce moment de part et d'autre des 3 200 km de frontières qui séparent les deux pays : c'est l'amertume à coups de tweet.

Tweet du président mexicain qui rappelle que le Mexique est une nation souveraine :

Et surtout double tweet vengeur de Trump :

Traduction : « Notre déficit commercial avec le Mexique est de 60Mds$ par an. Si Mexico ne veut pas payer ce mur si nécessaire, il serait peut-être utile d'annuler la visite prochaine visite de son président ».

C'est l'affront suprême et pour deux raisons. D'abord, les présidents américains font toujours leurs première visites d’État chez leurs deux voisins canadiens et mexicains.

Ensuite, Peña Nieto avait reçu Trump candidat et avait été très critiqué. Quelle ingratitude !

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