Ce soir, direction la Grande-Bretagne pour parler de la prise d'otage des Anglais...

Franchement on n’avait pas vu venir le coup. Nous voilà pris en otage par les Anglais. Ils ont voté pour le Brexit, mais ne veulent pas exercer le Brexit. David Cameron ne le fera pas demain au conseil européen. Et son ministre des finances David Osbone a fait ce matin un bras d’honneur aux Européens : « Seul le Royaume-Uni peut déclencher l’article 50 et de mon point de vue, nous devrions le déclencher lorsque nous verrons plus clair à propos des modalités que nous souhaitons obtenir de nos voisins européens ». Bigre, les Anglais se moquent de nous. Il veulent négocier le contrat de remariage avant d’entamer la procédure de divorce. Et on ne sait pas quel remariage ils veulent : à la norvégienne, à la turque, à l’albanaise. Chez les continentaux, on se sent piégés. Le but de demain, c’est d’être clair avec Londres : pas de pré-négociation tant que le Brexit, et donc le compte à rebours de deux ans n’a pas été notifié. Les Allemands se veulent serein. Les Anglais vont devoir accélérer tant c’est l’apocalypse chez eux. Déjà, le parti conservateur a annoncé un nouveau leader pour début septembre. C’est mieux qu’octobre. Les universités britanniques paniquent, les agriculteurs s‘inquiètent pour leurs subventions européennes, les entreprises hésitent à investir. Sans parler de l’Écosse et de la paix en Irlande qui tient grâce à l’Europe. Bref, à jouer la montre, les Anglais vont tuer leur propre économie...

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