6 mois avant la prochaine présidentielle, en Côte d’Ivoire, « les cadavres restent dans les placards »… Je veux parler de l’affaire Guy-André Kieffer, ce journaliste franco-canadien disparu il y a 11 ans à Abidjan…

Ouattara dispose de tous les leviers du pouvoir (politiques et économiques) depuis la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo en avril 2011… à l’issue d’une sanglante guerre civile…

Avec une Côte d’Ivoire longtemps coupée en deux entre forces rebelles et pro-Gbagbo. Des escadrons de la mort qui sillonnent les rues. 5000 soldats français déployés sur place. Paris accusé d’ingérence. Et un sentiment anti-blanc qui gangrène les esprits…

Le 21 octobre 2003, le correspondant de RFI Jean Hélène est tué d’une balle dans la tête par un sergent ivoirien…

Et 6 mois plus tard, c’est le journaliste Guy-André Kieffer qui disparait devant un supermarché d’Abidjan.

Guy-André Kieffer alias « GAK »… un spécialiste la filière cacao, cette « cagnotte » qui depuis l’indépendance alimente tous les trafics et dont GAK dénonce inlassablement les dérives, d’abord depuis Paris, au journal la Tribune, et puis en Côte d’Ivoire où il s’installe au début des années 2000. Il écrit dans la presse ivoirienne et collabore régulièrement à la Lettre du continent.

Qu’est-il arrivé à Guy-André Kieffer ?

Edito de Benoît Collombat, journaliste au service enquêtes de France Inter

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