On en parle peu, mais sept pays se débattent aujourd’hui dans une course contre la mort : Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie, le Soudan du Sud, la Tanzanie…

 Agop Manut (11 mois), souffrant de malnutrition aiguë et de détresse respiratoire, à la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) à Aweil, dans le nord du Bahr al Ghazal, dans le sud du Soudan.
Agop Manut (11 mois), souffrant de malnutrition aiguë et de détresse respiratoire, à la clinique de Médecins Sans Frontières (MSF) à Aweil, dans le nord du Bahr al Ghazal, dans le sud du Soudan. © AFP / ALBERT GONZALEZ FARRAN

La famine est un phénomène ancien qui nous semble aussi vieux que l’humanité mais beaucoup avaient pensé, un peu vite manifestement, que notre monde l’avait enfin éradiqué, terrassé, depuis quelques années. Et bien il n’en n’est rien et le pire est plus que jamais possible.

La preuve dans la corne de l’Afrique.

On voit ici resurgir les mauvais fantômes du passé, les grandes famines qui ont ravagés l’Afrique pendant des siècles et plus récemment les 260 000 morts en Éthiopie en 2011.

On en parle peu, cela ne fait même plus grands titres, mais sept pays se débattent aujourd’hui dans une course contre la mort : Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie, le Soudan du Sud et dans une moindre mesure la Tanzanie.

Dans ces pays donc, plus de 20 millions de personnes sont aujourd’hui en urgence alimentaire et humanitaire absolues, selon les chiffres tout juste publiés par l’ONU, des dizaines de milliers de personnes tentent de fuir les zones touchées par la sécheresse, et errent à la recherche de denrées de survie, d’autres végètent dans des camps qui prennent déjà des allures de mouroirs, des centaines d’écoles ont été fermées, des maladies se propagent déjà.

Le secrétaire général de l’ONU a lancé la semaine dernière :

Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe.

Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu : les organisations humanitaires affirment que des dizaines de milliers de personnes pourraient mourir là, dans les heures et les jours qui viennent.

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