Ce soir direction l'Islande, pour parler de sa situation en 2008, en pleine crise financière...

Les savants et autres commentateurs éclairés de la chose footballistique, vous diront que cette équipe islandaise - qui a terrassé les Anglais et qui affrontera la France dans 5 jours - applique un schéma de jeu très défensif, qu’elle manie le jeu long, laisse volontiers jouer l’adversaire et qu’elle est redoutable sur les coups pieds arrêtés. Peut-être, sans doute, j’avoue ne pas bien savoir, mais ces commentateurs oublient le facteur essentiel : ces Islandais sont dotés d’une énergie et d’une audace sans pareilles, ils savent ainsi mourir et renaître comme sans doute très peu de peuples dans le monde. Mourir à Reykjavic, franchement, ce ne fut ni un roman, ni un film de fiction, mais une réalité tangible et dramatique. C’était en 2008, en pleine bourrasque financière, l’Islande fut avec la Grèce, le pays le plus touché, le plus anéanti même par la crise systémique qui ébranlait alors le monde entier. On ne donnait pas cher alors de la peau des 330 000 habitants de cet Etat insulaire, littéralement « cette terre de glace ». D’autant qu’elle tombait de très haut, l’Islande était alors, de longue date, l’un des pays les plus développés au monde. En 2008 donc, l’Islande ressemblait a un énorme hedge fund, l’île s’était dotée d’un secteur financier démesuré, difforme, gigantesque, égal à 14 fois le PIB du pays, une pure folie. Et ce bel édifice s’est effondré comme un château de carte sur ses malheureux habitants. Le choc fut une violence inouïe...

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