Il faut un peu se frotter les yeux pour s’assurer qu’on ne rêve pas : il y a désormais un mouvement politique qui réclame la sortie de la Californie des États-Unis.

Un nom de rue de la Californie est embossé dans le béton à un passage à niveau à San Francisco
Un nom de rue de la Californie est embossé dans le béton à un passage à niveau à San Francisco © AFP / JUSTIN SULLIVAN / Getty

Ce mouvement sécessionniste avait été lancé il y a deux ans. Influencé par le référendum sur l’indépendance de l’Écosse défendu par la coalition « Yes Scotland », le mouvement avait même pris dans l’ouest américain le nom de « Yes California indépendance Campaign » et depuis l’élection de Donald Trump le 8 décembre dernier, les militants de ce parti se sentent pousser des ailes.

Car au sein de cet État progressiste s’il en est, et le plus peuplé des Etats-Unis, la jeunesse ne se reconnaît pas dans celui qui sera bientôt intronisé à la Maison Blanche comme le 45e président des États-Unis.

C’est ici, dans ce bastion de liberté des mœurs, de l’écologie, de la technologie, de la lutte contre les armes à feu et de la légalisation de la marijuana, que les manifestations organisées le lendemain de l’élection de Trump ont été le plus spectaculaires.

Et voici donc que sur les réseaux sociaux, le mot d’ordre se propage à folle allure, avec les hashtag, ou les mots-dièses si vous préférez, #Calexit ou #Ca-leave-fornia, ("leave" bien sûr, comme "quitter", en anglais).

Il est vrai que depuis plus près d’un quart de siècle, la Californie a basculé dans le camp démocrate, la Silicon Valley voue un culte légendaire à Bill Clinton, au début du mois les californiens ont voté à plus de 61% pour Hillary. Bref, en Californie, on ne veut pas de Trump et on veut l’indépendance..

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