Regard sur le monde de l’auteur des « Versets sataniques », toujours sous le coup d’une fatwa de l’ayatollah Khomeiny, le condamnant à mort, il y a plus de 27 ans.

L’écrivain britannique d’origine indienne demeure un personnage toujours aussi fascinant : Salman Rushdie est un écrivain éclairé, raffiné, élégant, hanté par l’Orient, sa poésie, ses contes, son imaginaire, sa fantasmagorie, un homme délicieux toujours étonné du destin que la vie lui a réservé. Rushdie publie un nouveau livre, une fable magistrale qui sort en français dans quelques jours, aux éditions Actes Sud, « Deux ans, huit mois, vingt huit jours » c’est son titre et si vous comptez vite alors vous avez compris que cela fait bien « 1000 et une nuits ». Mais je ne voudrais pas tant vous parler du livre, que du regard sur le monde que promène l’auteur des « Versets sataniques », toujours sous le coup d’une fatwa de l’ayatollah Khomeiny, le condamnant à mort, il y a plus de 27 ans. Salman Rushdie est un héros, mais ne le prenez surtout pas pour un martyr : dans les multiples interviews qu’il a accordés ces jours-ci à la presse française, avec une générosité sans pareille, il moque les médias qui ont repris à la vitesse de l’éclair l’information selon laquelle d’obscurs journaux iraniens ont ajouté quelques milliers de dollars à la prime promise à celui qui lui ferait la peau. « Ces journaux iraniens ont voulu se faire un coup de pub, c’est de la rhétorique pure et simple, cet argent ils ne l’ont même pas », s’amuse Rushdie, en disant que pour lui, tout cela est de l’histoire ancienne....

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