Tout semble en place pour que dimanche prochain, se déroule en Italie un nouveau cataclysme, un pas de plus vers la fragmentation du monde occidental.

Manifestation pour le "non" au référendum proposé par Matteo Renzi en Italie.
Manifestation pour le "non" au référendum proposé par Matteo Renzi en Italie. © Maxppp / PHOTOSHOT

Certes, prenons des précautions de bon aloi, restons prudent sur l’unanimité des sondages, on a compris ces derniers temps que l’opinion aimait déjouer tous les pronostics.

Tout peut donc encore changer dans les cinq jours qui viennent. Mais, mais quand même : tout semble en place pour que dimanche prochain, se déroule en Italie un nouveau cataclysme, un pas de plus vers la fragmentation du monde occidental.

Après le « Brexit », ce sont cette fois les Italiens, ou plutôt une majorité d’entre eux qui semblent – restons prudent - tenter de renverser la table, et de voter eux aussi, pour une sorte d’exit, en forme de saut dans l’inconnu.

Alors résumons : les Italiens sont convoqués à un référendum sur les institutions, proposé par le premier ministre de centre gauche, Matteo Renzi. L’objectif affiché est de donner plus de stabilité politique à un pays qui a connu 60 gouvernements depuis 1946, c’est à dire en moyenne un tous les 14 mois.

Cette réforme mettrait ainsi fin au bicamérisme parfait existant actuellement, réduirait ainsi les pouvoirs du Sénat, qui ne pourrait plus renverser le gouvernement, et réduirait aussi le nombre de sénateurs.

Seulement voilà, ce projet de réforme est complexe, seuls 9% des Italiens disent en connaître le détail, et la campagne prend l’allure d’une foire d’empoigne, et déchaîne une violence et une trivialité qui n’ont rien à envier à ce qu’on a pu entendre au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis il y a quelques semaines.

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