Vincent Giret nous emmène à Washington, au siège du département d’Etat, où souffle un vent de fronde.

Manifestation contre l'interdiction de voyager du président Donald Trump. Photo prise devant l'Université Columbia à New York, le 30 janvier 2017.
Manifestation contre l'interdiction de voyager du président Donald Trump. Photo prise devant l'Université Columbia à New York, le 30 janvier 2017. © Reuters / Stephanie Keith

Il faut bien le dire d’emblée, ce qui se passe depuis quelques heures dans l’administration américaine est absolument incroyable, c’est du jamais vu de mémoire de diplomates et de hauts fonctionnaires à Washington.

On pourrait qualifier la situation de grand malaise ou de confusion générale, mais c’est le mot de « chaos » qui revient le plus souvent sous la plume des journalistes spécialisés du Washington Post et du New York Times qui, eux non plus, n’en reviennent pas.

En règle générale, les Américains mettent un point d’honneur à réaliser une transition impeccable entre deux présidents, même quand ils sont de camps opposés. Chacun y met du sien, les équipes sortantes accompagnent pendant plusieurs mois les nouveaux titulaires, chaque fois que c’est nécessaire, l’administration américaine est un modèle de professionnalisme, au nom d’une vision partagée de l’intérêt général du pays.

Barack Obama avait agi comme ses prédécesseurs pour préparer au mieux la prise de fonction de son successeur. Mais dix jours après la passation de pouvoir, le chaos est total, car Donald Trump a déclaré la guerre à son administration.

Chacun se souvenait bien que pendant la campagne, le candidat Trump avait accusé Washington et les administrations fédérales de bloquer le pays, de vivre en milieu fermé, de défendre les intérêts des élites. Mais même dans leurs pires cauchemars, il n’avait pas vu venir la bourrasque qui frappe aujourd’hui l’administration américaine..

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