Ce soir retour sur la série française des années 80 qui décrivait avec justesse la jeunesse pré-mitterrandienne

Véronique Jannot lors du tournage de la série télévisée 'Pause-café' de Georges Coulonges en mars 1988 à Paris
Véronique Jannot lors du tournage de la série télévisée 'Pause-café' de Georges Coulonges en mars 1988 à Paris © Getty / Arnaud BORREL/Gamma-Rapho

La série était centrée sur la vie professionnelle d’une jeune assistante sociale dans un lycée de la banlieue parisienne surnommée Pause-Café interprétée par Véronique Jannot, véritable star du petit écran. La comédienne avait marqué la télé des années 70 dans deux romances légèrement déconnectée de leur époque : « Le Jeune Fabre » et « Paul & Virginie ». Avec Pause-Café, elle allait être en adéquation avec son temps.

13 ans après 1968, la série portait les aspirations d’une jeunesse dont les rêves n’étaient toujours par bien compris.

Pause-Café arrive par exemple à faire accepter à des parents bourgeois que leur fils peut faire carrière dans le cirque et intégrer l’école Fratellini.

Joëlle Mazart l’assistante sociale avait à peine 5 à 7 ans de plus que les lycéens qu’elle accueillait dans son bureau où elle offrait le café – d’où son surnom. Pause-Café les comprenait mieux que quiconque au sein de l’établissement scolaire.

Progressiste, soutenue par quelques collègues, face à d’autres un poil conservateur, elle arrive à imposer ses pratiques à une hiérarchie un peu perdue face aux changements d’une époque. 

Série très documentée écrite par Georges Coulonges, un romancier très engagé à gauche (parolier de la chanson Potemkine de Jean Ferrat), la série a été un tel succès entre sa première diffusion un jeudi soir et les multiples rediffusions le week-end en fin d’après-midi, qu’une saison 2 a été signée, elle quitte le lycée général pour travailler dans un lycée professionnel et la série est rebaptisée Joëlle Mazart

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