En France, de nombreuses victimes de harcèlement sexuel au travail se voient proposer de l’argent par leur employeur en échange de leur silence et de l’abandon toute poursuite devant les prud'hommes. Enquête sur un phénomène peu connu.

"Un jour, alors que nous sommes seuls dans son bureau, il essaie à deux reprises de me forcer à l'embrasser". Claire, 37 ans.
"Un jour, alors que nous sommes seuls dans son bureau, il essaie à deux reprises de me forcer à l'embrasser". Claire, 37 ans. © Getty / mediaphotos

"Il vient d’être nommé et débarque dans mon bureau, raconte Claire*, 37 ans. À ma grande surprise, il s’installe derrière mon ordinateur, contre moi. Pendant que je déroule ma présentation, il pose la main sur la mienne, puis il se met à la caresser. Je suis pétrifiée, je lui fais sentir que je ne suis pas à l’aise mais il reste collé à moi.

Comme Claire, de nombreuses femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail. Mais certaines acceptent de négocier un accord à l’amiable avec leur employeur : une transaction. En contrepartie de cet argent, elle ont l’obligation de ne jamais évoquer le harcèlement qu’elle ont subi et d’abandonner d'éventuelles poursuites aux prud’hommes. 

Nous avons rencontré de nombreuses victimes de harcèlement sexuel au travail qui se sont vu proposer une transaction. 

ENQUÊTE | Harcèlement sexuel au travail : quand on achète le silence des victimes, une enquête de Laetitia Cherel, cellule investigation de Radio France, à lire dès maintenant et à écouter en intégralité samedi 8 juin à 13h20 dans Secrets d'info sur France Inter.

VIDÉO | Quand les entreprises achètent le silence des femmes :

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.