Moins connus que Picasso, Monet ou Matisse, des peintres mineurs sont la cible d'escrocs et de faussaires qui réussissent à vendre à des particuliers et des musées de faux tableaux. Un phénomène d’une ampleur sous-estimée.

De plus en plus difficile à copier, les grands peintres sont remplacés, en matière de contrefaçon, par des artistes moins connus, prisés des faussaires.
De plus en plus difficile à copier, les grands peintres sont remplacés, en matière de contrefaçon, par des artistes moins connus, prisés des faussaires. © Radio France / Nicolas Dewit

Ce 27 avril 2018, la petite ville d'Elne (8 700 habitants, dans les Pyrénées-Orientales) fête la réouverture après travaux de son musée consacré à la fierté locale, le peintre Etienne Terrus (1857-1922). 

Mais stupeur dans l'assemblée conviée ce jour-là à la salle des fêtes : le maire annonce que 82 tableaux d'Etienne Terrus sur les 140 que compte la collection de la municipalité ont été expertisés comme faux, soit près de 60 % du fonds.

Un abus de faiblesse de la conservatrice du musée pourrait être à l'origine scandale. Mais tout semble douteux dans cette affaire, du faussaire qui commet une erreur grossière à l'expert, qui plaide l'erreur humaine.

Comment un musée municipal tout à fait respectable a pu acheter des faux tableaux ? Combien y a-t-il de contrefaçons d'autres artistes abritées dans les musées en France ou ailleurs ? Qui sont les experts qui certifient les œuvres d'art ?

► ENQUÊTE INTÉGRALE | Les faux tableaux low cost, un marché en pleine expansion, une enquête de Philippe Reltien, à lire et écouter dans Secrets d'info, samedi 8 septembre à 13h20.

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