Les séquelles neurologiques des joueurs de rugby sont plus graves qu’on le croit.

Plaquage violent de Van Liekerk sur Arnaud Heguy à Toulon en 2012
Plaquage violent de Van Liekerk sur Arnaud Heguy à Toulon en 2012 © Maxppp / Jean-Daniel Chopin

D'anciennes stars du Top 14 ont dû arrêter de jouer à cause de commotions à répétition. Hommes, femmes, amateurs ou professionnels, les chocs et les K.O peuvent avoir de graves conséquences : perte de l'équilibre, atteinte des fonctions du langage.

Problème : aucune étude française sérieuse n'existe sur le sujet. Mais Jean-François Chermann, neurochirurgien à l’hôpital Léopold Bellan, s’est intéressé à une étude conduite aux Etats-Unis sur le football américain : elle révèle que 99% des joueurs commotionnés sont atteints de séquelles neurologiques, pourtant invisibles à l'IRM.

La prise de conscience de ces risques de lésions est lente mais des initiatives sur le terrain sont prises. Et parallèlement, une avancée scientifique donne de l'espoir : on parvient désormais à diagnostiquer la commotion cérébrale, via une analyse sanguine.

Pour certains, le meilleur moyen d'éviter les chocs dangereux, est de revenir à un jeu plus aérien, plus tactique et moins frontal.

► Témoignages, documents, explications dans l'enquête intégrale de Secrets d'Info.

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.