Confronté à des finances dans le rouge, l’Office national des forêts a envisagé en 2012 d’avoir recours à des placements privés. Un montage financier jugé trop risqué a également été écarté.

Écusson de l'Office National des Forêts (ONF).
Écusson de l'Office National des Forêts (ONF). © AFP / THIERRY ZOCCOLAN

"Avec le commerce mondialisé on est entré dans un monde de "requins" où il faut faire sa place pour survivre. Et ça, ce n’est pas dans les gênes du forestier." C’est le constat fait par le secrétaire général du syndicat EFA-CGC de l’ONF, Gilles Van Peteghem.

Depuis plusieurs années, l’Office se retrouve régulièrement en déficit. Son modèle économique traditionnel basé sur la vente de bois, ne fonctionne plus. Sur 25 % de la surface forestière française, l’ONF produit 40 % du volume de bois vendu.

L’ONF développe donc ses activités commerciales. En 2014, un rapport de la Cour des comptes épingle le nombre de ses filiales "qui ne sont pas au cœur du métier de l’ONF" et "qui mobilisent du capital dont l’activité ne rapporte rien à l’ONF".

En 2012, la situation financière de l’ONF est à ce point, inquiétante que la direction envisage même de faire appel à des fonds de pension européens pour éviter de nouveaux emprunts bancaires. Cette opération est finalement abandonnée. La cellule investigation de Radio France dévoile qu'un autre projet de montage financier, jamais connu jusqu’ici, a été envisagé par l’ONF.

► ENQUÊTE INTÉGRALE - Industrialisation, sécheresse, souffrance au travail : la forêt française en crise, par Benoît Collombat, cellule investigation de Radio France, à lire dès maintenant et à écouter en intégralité dans Secrets d'info, samedi 12 octobre à 13h20 sur France Inter.

► VIDÉO - La forêt française en crise :

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