Depuis les premières manifestations du 17 novembre 2018, plusieurs forces politiques ont tenté de se greffer sur le mouvement des "gilets jaunes". À la différence des partis de gauche, le RN a senti très tôt qu'il se passait quelque chose sur le terrain et a décidé au plus haut niveau de s'engager de façon "subtile".

Manifestation de "gilets jaunes" à Rouen, le 5 janvier 2019.
Manifestation de "gilets jaunes" à Rouen, le 5 janvier 2019. © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

À l’image de leurs homologues d’autres régions, les "gilets jaunes" du Médoc sont de toutes tendances politiques, parfois indécis, parfois abstentionnistes, parfois apolitiques.  

Mais dans cet ancien bastion socialiste qui a placé Marine Le Pen très haut à la dernière présidentielle et où deux conseillers Front national (FN) ont fait leur entrée au Conseil départemental en 2014, élus et militants du Rassemblement national (RN) se sont mobilisés dès le premier jour.

Parmi ces manifestants issus des rangs du RN, le conseiller départemental Grégoire de Fournas raconte avoir "participé au mouvement en tant que citoyen, viticulteur et père de famille." L’élu précise : "Il est difficile de mettre mon mandat local de côté mais je suis venu sans signe apparent, sans prosélytisme, sans revendication, sans drapeau et sans tract du Front national."

Une présence discrète décidée au sommet du Rassemblement national.

Comment cette stratégie porte-elle ses fruits ? Quels sont les autres mouvements ou partis présents dans les manifestations et sur les ronds-points ?

► ENQUÊTE INTÉGRALE | Derrière les "gilets jaunes", l’extrême droite en embuscade, une enquête de Frédéric Métézeau, pour la cellule investigation de Radio France, à lire dès maintenant et à écouter en intégralité samedi 16 février à 13h20 dans Secrets d'info.

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