Le 25 septembre 2018, le président d’Interpol, Meng Hongwei est arrêté en Chine. Quelques jours plus tard, son épouse, Grace Meng, s’inquiète de sa disparition. Par peur d’être poursuivie en cas de retour dans son pays, elle demande le statut de réfugiée à la France.

Grace Meng, lors d'une rencontre avec des journalistes, le 7 octobre 2018 à Lyon.
Grace Meng, lors d'une rencontre avec des journalistes, le 7 octobre 2018 à Lyon. © AFP / JEFF PACHOUD

Disparu le 25 septembre 2018 à sa descente d’avion à Pékin, Meng Hongwei, est arrêté sur le tarmac, officiellement pour avoir touché des pots-de-vin. Mais le président d'Interpol pourrait bien être victime d'une purge politique. 

Son épouse restée à Lyon a porté plainte, et demande l’asile en France le 18 janvier 2019. Elle craint d’être enlevée. "J’ai besoin que le gouvernement français me protège, m’assiste, m’aide, moi et les enfants, nous confie-t-elle, visiblement effrayée. J’ai peur d’être kidnappée. J’ai reçu des coups de fils bizarres. Même ma voiture a été endommagée. Des Chinois, un homme et une femme, m’ont suivie à l’hôtel." Un de ses proches lui aurait récemment proposé de l’emmener en avion à Prague, avec une insistance qui lui a aussi semblée suspecte. Sa demande d’asile a-t-elle des chances d’être acceptée ? "Le fait qu’elle ait porté plainte pour disparition montre qu’il s’est passé quelque chose, estime Alain Juillet. À partir de ce moment-là elle doit être protégée."

Meng Hongwei a depuis été remplacé à la tête de l’organisation internationale. Que s’est-il passé pour qu’il disparaisse ainsi et fasse l’objet d’accusations aussi graves ?

ENQUÊTE INTÉGRALE | Les coulisses de la disparition du président d'Interpol, Meng Hongwei, une enquête de Philippe Reltien et la cellule investigation de Radio France, à lire dès maintenant et à écouter en intégralité samedi 19 janvier 2019 à 13h20 dans Secrets d'info.

ALLER PLUS LOIN | Fondation Interpol : un mode de financement qui intrigue : la fondation Interpol permet à des partenaires privés de financer l’organisation internationale. Industriels, politiques et banquiers y siègent. Les Émirats arabes unis ont, à eux seuls, versé 50 millions d'euros. Par Philippe Reltien.

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