Le discours des Bernardins a fait polémique. Voulant "réparer le lien abîmé" entre l'Église catholique et l'État, le président de la République s'est attiré les foudres des défenseurs de la laïcité. Sous les mots se cache une véritable stratégie politique pour s’attirer les faveurs des catholiques.

Un "lien abîmé" entre l'Église catholique et l'État ?
Un "lien abîmé" entre l'Église catholique et l'État ? © Maxppp / Pool / Jacques Witt

Le lundi 9 avril 2018, le président de la République française se rend au collège cistercien des Bernardins, à Paris. Un cadre prestigieux pour un discours d'une heure devant 400 invités représentant les forces vives du monde catholique – une première depuis la loi de séparation de l’Église et de l’État, en 1905. 

"Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer." Cette phrase du discours des Bernardins a entrainé une avalanche de critiques, surtout à gauche, où l'on dénonce une attaque contre la laïcité.

Pour Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, il s’agit à travers ce discours de réconcilier des pans de la société française très clivés, qui "ne se supportent plus les uns et autres et faire nation". 

Une stratégie qui s’inscrit dans un agenda politique et viserait à préparer les esprits à l’ouverture aux couples de femmes de l'accès à la PMA (procréation médicalement assistée), une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

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