Des machines de prélèvement sanguin, suspectées de faire courir un risque toxique aux donneurs, sont suspendues en France depuis septembre 2018. En cause : des particules, qui peuvent être retournées aux donneurs de plasma. Pourtant, des machines similaires sont toujours utilisées pour les dons de plaquettes.

Don de plasma à l'aide d'une machine Haemonetics MCS+, en 2009.
Don de plasma à l'aide d'une machine Haemonetics MCS+, en 2009. © Maxppp / PHOTOPQR / L'ALSACE / Dominique Gutekunst

Le 12 septembre 2018, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) décide d’interdire brutalement la moitié des machines de prélèvement de plasma utilisées en France. Haemonetics, le leader mondial de la gestion du sang voit ses machines suspectées de faire courir un risque toxique aux donneurs. Cette décision intervient presque trois ans après l’envoi d’une première alerte par deux anciens cadres de la société. 

Grâce à leur témoignage, et de nombreux documents, nous avons découvert comment cette société a pu rester le fournisseur principal de l’établissement français du sang, malgré ses méthodes commerciales douteuses et ses problèmes techniques à répétition.

► ENQUÊTE INTÉGRALE | Haemonetics : l’affaire qui fait planer le doute sur le don de plasma en France, par Sylvain Tronchet (cellule investigation de Radio France), réalisée en collaboration avec Simon Gouin (du journal en ligne Basta!), à lire dès maintenant et à écouter en intégralité samedi 31 août à 13h20 dans Secrets d'info.

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