Le nano-monde est un marché colossal, une révolution en marche, il ouvre de fantastiques perspectives mais soulève aussi des incertitudes et donc de nombreuses craintes notamment le manque de transparence inquiétant des industriels...

Des applications innombrables aux indéniables avantages

C’est grâce à l’invention du microscope à effet tunnel dans les années 80 qu’on a pu accéder à cette dimension de l’infiniment petit. Le nanomètre est un milliardième de mètre soit cent fois plus petit que le diamètre d’un cheveu. Et à l’échelle atomique, la matière ne se comporte pas de façon classique. Et là se situe tout l’intérêt. Très vite, les applications ont semblé innombrables. Pour stocker l’information, pour économiser l’énergie, pour augmenter les rendements agricoles, pour réparer le corps et soigner l’organisme. Des promesses et des espoirs très vite douchés par des interrogations sanitaires, environnementales et éthiques.

Agrégats de nanoparticules de Ti02
Agrégats de nanoparticules de Ti02 © CEA / CEA

Dans la santé : une utilisation peu contestée

La confiance traditionnellement accordée à la recherche médicale a permis l’émergence d’innovations. On a vu se développer des dispositifs médicaux minuscules, comme ce nano-endoscop e : une gélule qu’on avale et qui restitue le film de son passage dans l’œsophage, l’estomac et l’intestin. Quant auxnano-médicaments , après dix ans de recherche, il en existe déjà trente-huit sur le marché américain, et une vingtaine en Europe.

Ces nano-médicaments tirent parti de la petite taille comme nous l’explique Patrick Boisseau qui dirige l’unité nanomédecine au CEA à Grenoble :

Patrick Boisseau
Patrick Boisseau © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Ces nanomatériaux de très petite taille, ont une surface énorme. Comparons avec des sucres en morceaux : si vous additionnez la surface de chacun des petits morceaux de sucre, et que vous comparez cette somme à la surface de la boite, vous aurez une surface gigantesque. Pour les nanomatériaux c’est exactement pareil. Or une très grande surface permet d’avoir une réactivité chimique et des temps de réaction beaucoup plus courts. C’est ce qui est exploité dans le domaine de la santé.

Traceurs fluorescents à base de nanoparticules pour l'imagerie biomédicale
Traceurs fluorescents à base de nanoparticules pour l'imagerie biomédicale © Gérard Cottet/CEA / Gérard Cottet/CEA

Ces nanomatériaux pourraient être utilisés contre certaines maladies. Les cibles privilégiées sont les maladies infectieuses, cardio-vasculaires et surtout le cancer. Les nanoparticules sont capables de cibler efficacement les tumeurs, en les enrobant d’une gangue qui facilite le voyage dans le corps. Les précisions dePatrick Boisseau :

Ce sont des petites boules, des petites sphères dans lesquelles on incorpore une substance active un médicament. Une méthode qui permet de mieux cibler les tumeurs à traiter notamment celles qui progressent très vite. De nombreux vaisseaux sanguins se construisent très rapidement pour nourrir ces cellules cancéreuses, et les nanoparticules qui passeront à ce moment-là dans la circulation sanguine auront plus de chance de s’accumuler dans les tumeurs et de les soigner

Omniprésents dans notre consommation courante

On comprend donc tout l’intérêt de cesnanomatériaux en médecine, mais, ils sont utilisés dans bien d’autres domaines, et en à peine dix ans, l’industrie s’est emparée de ces produits miracles.

En effet, notre quotidien a été envahi par ces nanoparticules . Pneus, vitres autonettoyantes, rouge à lèvres, café soluble, dentifrice : plus de 1500 produits seraient sur le marché. Entre ledioxyde de titane qui blanchit les yaourts et les nanotubes de carbone qui renforcent sans alourdir les cadres de vélo, l’inventaire est large. Il nous est dressé par Mathilde Detcheverry de l’association AVICENN :

Mathilde Detcheverry
Mathilde Detcheverry © Avicenn / Avicenn

On trouve de la nano-sicile dans toutes les denrées en poudre ou en vrac : sel, café, cacao, sucre ou les sachets de soupe instantané auquel vous rajouter de l’eau pour éviter l’effet agglomérant. On a beaucoup parlé du nano dioxyde de titane dans les crèmes solaires, utilisés par les fabricants pour une meilleure efficacité anti UV et aussi rendre les crèmes plus transparentes. On en trouve aussi dans les produits alimentaires comme les bonbons enrobés type M&Ms. Dans les appareils électroménagers, il y a des réfrigérateurs avec des parois au revêtement de nano-argent utilisé pour ses propriétés antibactériennes et antiodeurs, alors que selon l’Agence de Sécurité Alimentaire un simple lavage avec du savon est tout aussi efficace et sans effet secondaire nocif

Certains usages peuvent donc sembler superflus.

Le flou artistique autour des produits

Il n’existe aucun contrôle de ces produits avant leurs mises sur le marché. Et si les médicaments et les aliments font l’objet d’une règlementation précise, les autres produits se développent sans contrôle. Et de surcroît sans que la mention « nano » figure sur ces produits car un flou existe toujours sur la définition. Officiellement est nano, tout matériau qui comporte 50% de particules de 1 à 100 nanomètres. Mais qu’en est-il à 110 nanomètres ? La révolution technologique annoncée s’est donc traduite par une incapacité à trier l’utile du futile comme le souligne Dorothée Benoit-B rowaeys , coordinatrice du forum Nanoresp :

Dorothée Benoit Browaeys
Dorothée Benoit Browaeys © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Avec les nanos la grande difficulté est de ne pas savoir ce qu’on fait, Et dans ce flou on ne parvient pas à dire stop à des choses qui peuvent être totalement hasardeuses et surtout inutiles. Mais on se retrouve aussi face à des positions très intéressantes qu’on ne peut pas encourager. Au final c’est très ennuyeux car les industriels ne savent pas comment avancer

Et pourtant, on aurait pu imaginer que les ministères, les agences de normalisation, l’Europe, mettent des règles en place, un cadre permettant de lever ce flou. Cela aurait été d’autant plus nécessaire, que la taille desnanomètres , n’est pas le seul élément même s’il a été retenu à l’échelle européenne. La France avait proposé de catégoriser plutôt les particules par leurs propriétés, une démarche plus intelligente mais qui n’a pas été retenue.

Nanoparticules : dangereuses pour l’homme et l’environnement ?

Il est impossible de généraliser nous dit Laure Sabatier , toxicologue auCEA :

Laure Sabatier
Laure Sabatier © CEA / CEA

On ne peut pas parler des nanoparticules et dire : « les nanoparticules sont toxiques ». On va avoir quelque chose de différent pour chaque type et chaque forme de nanoparticules. Dans le cas du carbone, les nanoparticules de carbone sous forme de nanodiamants ne sont absolument pas toxiques. En revanche, les nanotubes de carbone avec des atomes de carbone sous forme de tubes et de petites aiguilles ont une toxicité plus grande.

Face à cette diversité, les études se poursuivent. Au début, les chercheurs ont utilisé les méthodes qu’ils connaissaient en toxicologie comme celles de la chimie. Mais elles ne fonctionnent pas avec les nanos comme nous l’explique Remy Maximilien , toxicologue :

Rémy Maximilien
Rémy Maximilien © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Quand on fait de la toxicologie sur des produits chimiques ou des objets, on utilise des lois générales comme la plus connue d’entre elles, la loi de l’effet-dose : on pèse les substances, et on fait des relations entre la quantité substantielle dans l’organisme et les effets toxiques. Avec une balance, on parvient très bien à dire qu’il y a tant de milligrammes de substances qui engendreront tel effet ; pour un nano ça ne sera jamais ça mais peut-être autre chose : leur nombre, leur taille, leur charge, ou une conjonction de tout ça. C’est tout le défi actuel.

On met actuellement au point de nouvelles méthodes. Entre industriels et législateurs de tous pays, chacun y va de sa définition, alors qu’il serait plus judiicieux d’établir dans l’immédiat une liste de ce qui est sûr ou à l’inverse inquiétant. C’est pourquoi Dominique Gombert , le directeur de l'évaluation des risques à l’Agence de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'envi ronnement et du travail (ANSES), souhaite qu’on réserve certains nanomatériaux pour des utilisations utiles :

Dominique Gombert
Dominique Gombert © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Le nano-argent, comme les autres nanos, passe facilement les barrières physiologiques, il s’accumule dans un certain nombre d’organes cibles et peut présenter un certain nombre de dangers. En revanche on ne peut pas conclure définitivement sur le niveau de risque. La recommandation faite par l’ANSES sur ce sujet-là est donc de réserver les utilisations du nano-argent aux applications pour lesquelles il y a un véritable enjeu de santé publique. Mettre du nano-argent dans des pansements, des draps pour grands brulés, d’accord. Mais en mettre dans des chaussettes c’est beaucoup discutable dans la mesure où au bout du dixième lavage, les nano-argent auront fini dans la lessiveuse, dans la station d’épuration puis dans la rivière avec les effets qu’on peut imaginer.

Les rejets dans l’environnement, voilà l’autre crainte. Que vont devenir toutes ces particules lâchées dans la nature ? Fin mars 2016, lODCE rendait public un rapport sur le sujet faisant état de sa préoccupation :

Le cas le plus alarmant est peut-être celui de l’épandage agricole. La transformation potentielle des nanomatériaux dans le sol, leurs interactions avec les plantes et les bactéries n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Le devenir ultime des nanomatériaux éliminés de cette façon demeure un domaine d’incertitude majeure.

Les nanotubes de carbone : l’amiante de demain ?

Face à ces incertitudes, la CFDT, qui suit le dossier de près, réclame le principe de précaution, notamment pour prémunir les travailleurs, en première ligne. Gérald Hayotte, chargé du dossier nanotechnologie à la centrale syndicale, s’en inquiète :

C’est la vraie histoire de l’infiniment petit : ça ne se voit pas, c’est insidieux, et si quelque chose se déclare, ce n’est pas un bras en moins avec une grande flaque de sang, c’est un cancer à vingt ans, donc ça fait pas réagir à la même vitesse. La prévention de nos jours, sur ce sujet, est défaillante. Il y a bien quelques protections individuelles. Des grands groupes ont pris un certain nombre d’initiatives mais quid dans les PME ? C’est le vrai sujet. On ne peut pas jouer avec la santé des gens On a eu suffisamment de crises graves dans le monde du travail avec la céruse, avec l’amiante pour ne pas jouer avec le feu.

Un registre de déclarations incomplet

Pour éviter que l’histoire ne se répète, les autorités ont pris certaines dispositions : la France par exemple est le seul pays à avoir établi un inventaire. Au au-delà d’un kilo, les industriels doivent déclarer ce qu’ils fabriquent, importent ou commercialisent en France. Selon Dominique Gombert , de l’ANSES, une photographie précise de la situation a été faite :

Aujourd’hui on compte 15000 déclarations par an : des gens qui fabriquent ou importent pour un tonnage représentant environ 500 000 tonnes de nanomatériaux par an en France. Au-delà, on a un descriptif très précis de tous les nanomatériaux qui peuvent être fabriqués ou importés en France, soit près de 300, dans lesquels on retrouve les cosmétiques, les activités de loisir, l’agriculture, l’alimentaire, la chimie. On peut ensuite se poser beaucoup plus précisément la question de savoir quelle est l’utilisation de tel nanomatériau pour tel usage et avoir une meilleure idée de l’exposition potentielle de la population pour faire notre travail d’évaluation des risques.

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Un registre, cependant, pour le moins incomplet. On ne connaît pas le nom des producteurs ni les lieux d’installation des sites de production. Seules cinq instituts ont accès au registre, et encore doivent-ils justifier leurs demandes. Par ailleurs c’est un registre "gruyère", comme le constate Fabrice Nesslany , chercheur à l’Institut Pasteur de Lille :

Fabrice Nesslany
Fabrice Nesslany © Fabrice Nesslany / Sophie Bécherel/RF

Des produits comme les nano-argents ne sont pas présents dans ce registre alors qu’on sait pertinemment que même si quantitativement ils sont certainement beaucoup moins importants que d’autres nanomatériaux - le noir de carbone, les silices et les titanes - ils demeurent les plus représentatifs des produits de consommation. Finalement le nano-argent est celui qu’on retrouve le plus dispersé dans différents nanomatériaux. Il est quand même étrange de ne trouver ni fabricant ni importateur de nanomatériaux sur le sol français.

D’autant plus étrange que ces nanos argent se retrouvent un peu partout, comme dans de nombreux produits finis. C’est la limite du registre. Un industriel important de tee-shirts chinois anti-odeur au nano-argent n’a ainsi aucune obligation de le déclarer. Il n’a même pas l’obligation de s’informer auprès de son fournisseur.

Une information lacunaire des salariés et des consommateurs

Et par conséquent des salariés qui manipulent cesnanomatériaux en poudre sont eux aussi tenus dans l’ignorance. Personne à ce jour n’est en mesure de dire qui est exposé et où. On sait même que certaines PME ignorent qu’elles manipulent desnanoparticules dans la fabrication des colles ou des peintures par exemple. De quoi s’inquiéter selon Gérald Hayotte :

Nanotubes de carbone dans l'industrie
Nanotubes de carbone dans l'industrie © Guillaume Bonnaud/MaxPPP / Guillaume Bonnaud/MaxPPP

Lorsqu’on est incapable de donner le nombre de salariés exposés dans une entreprise, c’est qu’il y a quelque part une défaillance. C’est bien joli de s’intéresser au produit, de dire que tel site fait tel produit. Mais combien de salariés sont exposés directement ou indirectement ? Quels sont les suivis médicaux afférents ? Ces questions sont actuellement en suspens. Une situation pas du tout satisfaisante.

Un euphémisme ! Car le suivi épidémiologique des salariés concernés, prévu depuis trois ans n’a pas avancé d’un iota. Et les entreprises rechignent à fournir les informations aux chercheurs.

L’associationAvicenn , a ainsi repéré des entreprises qui ont refusé de transmettre des informations, comme le révèle Mathilde Detcheverry :

Une trentaine d’industriels au niveau européen ont refusé de fournir des informations précises sur les formes nanoparticulaires de substances devant être déclarées à l’Agence Européenne des produits chimiques dans le cadre de REACH [réglementation européenne sur les produits chimiques].Les dossiers sur les substances non nanométriques ont été correctement remplis, mais lorsque l’Agence leur a demandé plus d’informations sur les formes nanométriques de ces mêmes substances, non seulement ils ont refusé mais ont décidé de faire appel de cette décision. Ce refus de fournir de l’information concerne une trentaine d’entreprises dont certaines sont implantées en France.

Bonbons contenant des nanomatériaux
Bonbons contenant des nanomatériaux © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Des cachotteries qui engendrent de la méfiance. Certains s’en irritent commeJosé Bové, eurodéputé Vert, en février 2016 :

Je viens de lancer une bataille : qu’est-ce que le E171 ? Du dioxyde de titane en nanoparticule qui sert à rendre le produit plus blanc ou plus brillant. J’amais aucun test de santé n’a été fait et jamais on n’a su ce qu’il y avait dans ces produits, et quels en étaient les résultats. Les seules études montrent que ça peut être cancérigène. Or ce E171 est sur le marché : on en trouve dans les M&Ms et dans tous les chewing-gum Hollywood

La solution : un meilleur étiquetage ?

Il est vrai que le dioxyde de titane est classé potentiellement cancérigène, mais à très haute dose, ce qui n’est pas le cas pour un simple bonbon. Rien n’empêche cependant d’informer correctement le consommateur auquel les termes « E170 » ou « E171 » ne veulent pas dire grand-chose. A la place de "E 171", on pourrait ainsi lire « nano ». Une mention d’ailleurs obligatoire dans les cosmétiques. Pas certain que cela change grand-chose selon Monique Goyen s directrice duBureau européen des unions de consommateurs (BEUC) :

Monique Goyens
Monique Goyens © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

C’est un transfert de la responsabilité vers le consommateur. Le consommateur va devoir dorénavant décider s’il prend le risque ou non d’exposer sa propre vie ou celle de sa famille à des nanoparticules. Mais il n'a pas les moyens de prendre cette décision puisqu'il ne sait pas quelles sont les conséquences de l’absorption de ces produits ou de la mise en contact de ces produits avec sa peau par exemple.

A défaut, on pourrait au moins faire un étiquetage beaucoup plus explicite, clair et généralisé. Mais l’Union des industries chimiques n’y est pas favorable. Son président Franck Garnier :

A force de faire trop d’étiquetages, on tue l’étiquetage et on dilue l’information! En ce moment on en discute autour de l’empreinte énergétique ! C’est à chaque branche professionnelle utilisatrice des nanos de régler ces points de discussions en fonction des autres contraintes liées à l’étiquetage. Par ailleurs nous sommes favorables à ce type de discussion mais uniquement dans un cadre européen.

A l’arrivée, les grands perdants sont les consommateurs et les salariés. A laCFDT, Dominique Olivier s’en agace :

Dominique Olivier
Dominique Olivier © Sophie Bécherel/RF / Sophie Bécherel/RF

Le résultat est une forme d’omerta sur le nombre de produit – soit plus d’un millier – qui contiennent des nanos. Des produits d’usage courant. Mais comme disait un président des industries chimiques : « On n’a pas de pétrole mais on a des nanos, on y va à fond, les risques on verra après__

La centrale syndicale a d’ailleurs écrit à plusieurs ministères tout récemment pour demander qu’une politique plus volontariste soit mise en place.

Au final, le monde syndical alerte, les agences font leur travail mais quelle est la position de l’Etat

L’immobilisme de l’Etat

D’excellents rapports ont été rédigés à la suite de la demande de sept ministères impliqués (écologie, travail, agriculture, santé, recherche) mais ils ont été relégués au fin fond des placards. Il n'y a aucune action publique efficace autour des nanomatériaux constate Dorothée Benoit-Browaeys, la responsable du forum Nanoresp :

Les nanos sont devenus la patate chaude pour les ministères. Il n’y a plus de visibilité de personnes responsables de ces sujets-là sur place. C’est impressionnant. Certains pourraient dire que les nanos sont partout et qu'on a pas besoin de les caractériser. Alors là c’est très grave car ça signifie qu’on n’a pas de traçabilité. Certes on a celle de la déclaration obligatoire que fait l’ANSES, mais qu’en est-il pour le grand public ? Je rappelle que dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la demande avait été d'avoir une traçabilité pour que le grand public puisse savoir ce qu’il y a dans les produits de grande consommation __

D’autant moins rassurant que personne au sein du gouvernement ne semble avoir la volonté de vouloir sérieusement s’emparer de cette question.

►►► Une enquête de Sophie Bécherel

Les liens

VeilleNanos, les enjeux des nanossciences et des nanotechnologies

Association de veille et d'information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (AVICENN)

Le déploiement industriel des nanotechnologies et de la biologie de synthèse En 2013, pour avoir une vision stratégique globale du secteur nanotechnologie et biologie de synthèse et « libérer » le potentiel industriel, 5 ministères ont demandé un rapport. Rapport resté lettre morte alors qu’il constitue une référence en matière de stratégie responsable de domaines aux enjeux sociétaux, éthiques et juridiques complexes.

Nanomatériaux : risques pour la santé et mesures de prévention Un dépliant explicatif proposé par l'INRS

Nanomatériaux, nanoparticules : ce qu'il faut retenir

Nanomatériaux: des informations officielles sur leur utilisation Sur le site de France Nature Environnement

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