Sceptiques et opposants : qui sont-ils ?

Tenter le comprendre QUI sont ceux qui composent ce groupe apparemment en augmentation desvaccino-sceptiques et sur QUOI ils fondent leur combat, c’est pénétrer une nébuleuse complexe, où les inquiétudes se mêlent aux convictions.

L’inquiétude ? Elle est nourrie par l'actualité, le récit des accidents vaccinaux - ou dénoncés comme tels - rares mais toujours dramatiques et donc fortement médiatisés.

Les convictions ? Elles sont les plus diverses. A très grands traits, et sans nuances, on pourrait les classer en trois grands univers de pensée, entre lesquelles toutes les nuances et combinaisons sont possibles :

  • Les "vitalistes", pour lesquels la nature pourvoit à tout et qui estiment qu' il est donc mauvais de s’injecter quoi que soit dans le corps
  • les "complotistes" qui ne discernent dans l’activité des laboratoires qu’une machine à profits
  • les "libertariens", inconditionnels de la liberté de choix dans tous les domaines, notamment leur santé, comme Jacques Bessin , fondateur de l’UNACS, Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé :

Je ne me sens pas marginal, mais au contraire un citoyen libre. Contrairement à beaucoup de gens qui sont des moutons. On en a la preuve aujourd’hui avec l’affaire du Meningitec, où les gens ont tous foncé quand on leur a dit de se vacciner contre la méningite. Résultat : on a 21 lots de contaminés et 500 familles en train de déposer plainte. Moi, j’ai décidé de prendre ma vie en main et donc ma santé. Le médecin est là pour vous conseiller, et nonpour choisir à votre place.

Dans la vie, Jacques Bessin agit conformément à ses idées, et il exerce donc pleinement cette liberté au point qu’il a refusé – en dépit de l’obligation en vigueur, de faire vacciner sa fille. Il s'est vite heurté au corps médical, chargé de faire respecter les consignes des autorités de santé publiques, dans une France où la vaccination des enfants est obligatoire à partir de dix-huit mois :

Jacques Bessin, fondateur de l'UNACS
Jacques Bessin, fondateur de l'UNACS © AB/RF / AB/RF
> _Aujourd’hui lorsque vous vous présentez devant un médecin, ou à l’hôpital, la première chose qu’on vous demande c’est le carnet de santé de votre enfant, et tout de suite on vous saute dessus : «_ Mais il n’est pas à jour, elle n'est pas vaccinée ! _». Je me souviens avoir emmené à l’hôpital ma fille qui s’était blessée et ils m’ont demandé si c’était ma fille, une drôle de question ! et pourquoi ? Parce qu’elle n’était pas vaccinée ! et j’ai dû réaffirmer que j’étais bien son père !_ Une réaction qui n’est pas nouvelle, car avec la découverte de la vaccination sont nées, simultanément, les ligues anti-vaccinales. Leur dénonciation des dangers de la vaccination s'est radicalisée dès lors que les autorités politiques la rendaient obligatoires. Le phénomène est bien connu des spécialistes de l’éducation à la santé comme le docteur [**Nicolas Postel-Vinay** ](http://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/structures/pneumologie/documents/13-postel-vinay-resistance-vaccination.pdf "Les résistances à la vaccination, entre irréalité et irrationnel, par N. Postel-Vinay") ancien responsable de la cellule de communication de la **Direction Générale de la Santé** : > _Au début du XXème siècle, on trouvait des cartes postales représentant des bébés avec des effets très graves dus aux vaccins sur la peau, et les ligues anti-vaccinales très organisées – créées en Angleterre à partir de 1850 - ont imprimé des documents, ont envoyé ces cartes postales et ont fait du militantisme anti-vaccinal. Ca fait au moins deux cents ans que ça dure et bien malin qui pourrait dire aujourd’hui que c’est un problème simple et qu’une simple intervention à la télévision de telle personnalité politique ou médicale réussira à convaincre les gens ! Je pense qu’on est dans un problème de fond très complexe et qu’on n’est pas sorti de l’auberge !_ On est d'autant moins sorti d'affaire en effet, aujourd'hui que le virus de la défiance se dissémine, via **Internet** , au sein des milieux les plus divers. Toutefois, chez les opposants les plus déterminés, souvent eux-mêmes créateurs et animateurs d'associations militantes, on observe le plus souvent qu'il y a, au départ de leur engagement, une histoire personnelle, pour eux-mêmes ou dans leur entourage proche. C'est l'expérience qui engendre la défiance, comme chez **Sophie Guillot** , qui a créé voici un an l’association**[Info-Vaccins-France](https://www.facebook.com/infovaccinsfrance/ "Page Facebook Info-Vaccins-France") :** > _Je n’ai fait vacciner aucun de mes 3 enfants. Je me suis sentie personnellement concernée car quand j’étais enfant j’ai été ultra vaccinée comme beaucoup d’enfants de ma génération et entre 0 et 6 ans j’étais tout le temps malade. Alors quand j’ai découvert le dossier des vaccins, je me suis vraiment posée des questions par rapport à certaines pathologies que j’avais développées et je me suis demandée si je n’avais pas eu des effets secondaires par rapport à certaines vaccinations_ **Et pourtant la vaccination est obligatoire** pour fréquenter l’école. C'est pourquoi **Sophie Guillot** s’est arrangée pour que les carnets de santé de ses enfants soient tamponnés sans que les vaccins aient été effectués. Bref elle a fait - ou fait faire - des faux. Sans immunité vaccinale, ses trois enfants ont contracté la coqueluche, une maladie très contagieuse – dont le vaccin n’est pas obligatoire - qui peut entraîner des complications sévères. Informée des risques **Sophie Guillot** a bien pris soin de prévenir l’école afin que les autres parents soient attentifs à une éventuelle contagion, et a, de son scôté, trouvé une façon pour le moins originale de les guérir : > _J’ai découvert les « vols coqueluche » : un protocole remboursé par la Sécurité Sociale dans les années 50. En fait on faisait faire un vol en altitude à des enfants atteints de la maladie en observant certains paliers avec les différences de pressurisation les bactéries de la coqueluche explosaient. Mes enfants ont fait un « vol coqueluche », ils sont redescendus ils ne toussaient plus. C’était réglé._ Il faut reconnaître que ce remède n’est pas à la portée de tout le monde : une politique de santé publique peut difficilement reposer sur les possibilités offertes par des aérodromes... ### **Des vaccins obligatoires pour des maladies invisibles** Si cette attitude de refus marquée par l’attachement à la liberté individuelle, à l’autonomie des choix de vie et de soins, est en augmentation, c’est peut-être parce que les maladies infectieuses graves - diphtérie, tétanos, poliomyélite pour les obligatoires, mais coqueluche, rougeole, oreillons et rubéole sont aussi recommandées par les autorités de santé publiques - que la vaccination est supposée repousser sont devenues très rares, voire invisibles. C’est en tous cas le diagnostic posé par le docteur **Nicolas Postel-Vinay :** > _Les personnes en tous cas en Europe n’ont plus peur de la maladie, le tétanos ou la polyomélite, la rougeole on croit encore que c’est une maladie bénigne, etc. C’est normal que des personnes aujourd’hui aient du mal à être convaincues de la dangerosité des maladies virales_ _pour lesquelles les vaccins protègent_ Conséquence: en parallèle du monde militant on voit croître aussi la cohorte des sceptiques, de ceux qui doutent, tout simplement, de l’efficacité de la vaccination ou pensent que les effets secondaires sont plus redoutables que les maladies elles-mêmes. Ce scepticisme est dangereux, répond le président du [**Comité Technique de la Vaccination** ](http://www.hcsp.fr/explore.cgi/groupe?clef=64 "Membres du CTV"), le professeur **[Daniel Floret](http://www.hcsp.fr/explore.cgi/Personne?clef=2320 "Travaux du Pr Floret - Haut Conseil de la Santé Publique") :** > _Regardez ce qui s’est passé dans les années 90 après l’effondrement du système soviétique et la fin de l'obligation vaccinale : la vaccination s’est arrêtée dans les pays de l’Est et on a alors vu rapidement la réapparition de grandes épidémies de diphtérie qui avaient disparu grâce à une couverture vaccinale élevée. Elles ont fait des centaines de milliers de cas et des centaines de morts. Alors ça si c’est pas une preuve de l’efficacité de la vaccination, je sais pas ce qu’est une preuve !_ Mais force est de constater que ce type de preuve ne convainc plus, ce genre de discours n'est aujourd'hui plus audible, tout simplement. L'obligation n'est plus acceptée. Elle n'est plus comprise. Et l'on peut distinguer, à cela, plusieurs séries de raisons : Politiques, et scientifiques. ### **L’opposition aux vaccins : l’aspect politique** Il est important de préciser préalablement qu'en Europe, la France est l'un des tout dernier pays à conserver une obligation vaccinale. Seule l'Italie et la Grèce ont encore quelques vaccins obligatoires. Partout ailleurs c'est la liberté de choix, assortie de recommandations annuelles des autorités de santé publiques de chaque Etat. En France, en revanche, on entretient la confusion la plus totale en faisant coexister deux directives de santé publique. D’un côté la loi, le [**code de santé publique** ](http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665 "Code de la Santé publique - Intégrale - Légifrance") - article L-3111 - qui instaure trois vaccins obligatoires. Et de l’autre un [**calendrier vaccinal** ](http://www.sante.gouv.fr/calendrier-vaccinal.html "calendrier vaccinal 2015") établi par la [**Haute Autorité de Santé publique** ](http://www.has-sante.fr/portail/ "Missions de la HAS"), qui fixe chaque année en fonction d’études épidémiologiques, une liste bien plus importante de vaccins fortement recommandés. Résultat : on trouve dans les pharmacies des produits qui combinent beaucoup plus de trois vaccins. Et c’est en partie sur cette ambiguïté que naît la contestation. Une **pétition** sur ce thème a été lancée en mai 2015, visant à réclamer la remise sur le marché d'un vaccin qui ne correspondrait qu'à l'obligation légale, le "vieux" DTP qui a été retiré de la vente en 2008 car il causait trop d'effets indésirables. Cette pétition n'est pas la première sur ce sujet, mais c'est en tous cas celle qui remporte un réel succès. L’initiateur en est le cancérologue [**Henri Joyeux** ](http://www.professeur-joyeux.com/ "site du Pr Joyeux - Vente de livres et de conférences"), ancien président de l’association **[Familles de France](http://www.familles-de-france.org/),** membre du**Conseil économique, social et environnemental** et véritable célébrité sur l’Internet où, soutenu par l’[**Institut pour la Protection de la Santé Naturelle** ](http://www.ipsn.eu/ "toute l'action lobbyiste de l'IPSN"), il procède à une gigantesque action de lobbying qui a permis de rassembler déjà 800 000 signatures pour dénoncer la stratégie des laboratoires :
La pétition initiée par le professeur Joyeux
La pétition initiée par le professeur Joyeux © Anne Brunel/RF / Anne Brunel/RF
> _Il y a trois vaccins obligatoires avec lesquels je suis d’accord. Mais les labos, qui sont des gros malins, ont arrêté la fabrication de ce vaccin trivalent obligatoire - diphtérie, tétanos polio - , et ils ont ajouté trois vaccins contre certaines méningites et l’hépatite B. Ils veulent vacciner un bébé de deux mois contre l’Hépatite B et tout le reste. C’est totalement abusif et évidemment ça coûte sept fois plus cher, ça veut dire qu’on passe de 7€ à 49€. Et ça ne protège pas plus, c’est une blague ! Un enfant qui est allaité par sa mère, d’après l’OMS, n’a pas besoin de vaccin, sauf qu’on veut faire peur aux mamans dont l’enfant vient de naître, et leur faire croire qu’il va être malade s’il n'est pas vacciné, et donc qu'il faut lui balancer les six vaccins et ça c’est inadmissible !_ Evidemment, confrontés à ces accusations, les labos plaident "non coupables". Ils expliquent que le développement puis la fabrication d’un vaccin sont des processus longs et minutieux qui ne réalisent qu'au prix d'un investissement énorme, de sorte que la marge n’est pas si importante. En fait le chiffre d’affaires réalisé sur les vaccins ne représente moins de 2% de leur chiffre global. Pour la firme GlaxoSmithKline, par exemple, le chiffre d'affaires de l'activité vaccins du groupe s'élève à 3,2 milliards de £ pour l'année 2014, sur un chiffre d'affaires global de 23 milliards de £. Quant au fait de passer de trois à six maladies dans un unique produit vaccinal, autrement dit de vaccins trivalents à des vaccins hexavalents, c'est pour se conformer aux exigences des autorités de santé nationales et internationales, comme l'explique le**docteur Soizic Courcier,** directrice médicale et de la réglementation du**laboratoire [GSK-France](http://www.gsk.fr/ "Le laboratoire GSK-France - site corporate")** :
Docteur Soizic Courcier, directrice médicale de GSK-France
Docteur Soizic Courcier, directrice médicale de GSK-France © AB/RF / AB/RF
> _Au départ on avait le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la polio, puis sont arrivés ces nouveaux vaccins contre la coqueluche, l’hépatite B et l’hémophilus. Et pour répondre aux enjeux des calendriers vaccinaux et aux politiques de santé publique dans le monde entier, l’OMS et les Etats ont demandé aux industriels d’associer ces différents vaccins pour simplifier les calendriers vaccinaux et surtout avoir des vaccins qui soient faisables pour les nourrissons. Aujourd’hui c’est vrai qu’avec un vaccin hexavalent il n’y a plus qu’une injection pour le nourrisson avec les rappels. Alors que si on n’avait que les vaccins monovalents il faudrait multiplier ces injections ce qui serait difficilement faisable et les politiques de santé publique seraient difficilement_ _applicables_ Une explication qui paraît plausible, les laboratoires ont bien plus intérêt à diversifier l'offre médicamenteuse que chercher à réaliser un profit avec les vaccins, produits de surcroît difficiles à "marketer" comme le démontre la polémique actuelle. Mais ces arguments sont balayés d'un revers de la main par l'irascible **Professeur Joyeux** : > _Ils ont calculés et se sont dit : "_ On ne fait pas assez de pognon avec 7€, on va dire aux gens : on va pas piquer vos enfants deux fois, c’est douloureux. On va trouver un argumentaire assez spécieux du type : “On va vous protéger encore plus_” alors que c’est du business pure et simple, il ne faut avoir aucune illusion la-dessus. Mais ils vont vous faire pleurer : “_ Nous sommes là pour soigner les enfants, pour qu’ils ne tombent pas malades"_. Ils vont donc trouver un argumentaire du feu de Dieu. C’est du bidon_ Il ne reste pas moins vrai que la colère du médecin et son grand talent de communicant emportent une certaine adhésion puisqu’après la pétition - 761 000 signataires en six mois - il vient de passer à la vitesse supérieure : action en justice. Une première étape - la "Demande préalable" - est arrivée sur le bureau de Mariesol Touraine, la ministre de la santé le 5 septembre 2015, la seconde sera constituée par la "requête" au Conseil d’Etat. Cette action émane de quelque 2500 citoyens, parmi lesquels une quantité non négligeable de professionnels de santé, qui ont mandaté un avocat pour les représenter. C'et ce que l'on appelle une « action de groupe », elle est portée par l’avocate spécialisée en droit de la consommation,**[Jacqueline Bergel-Hatchuel](http://www.avocat-bergel.com/ "site de l'avocate J.Bergel-Hatchuel - Droit de la consommation")** :
Jacqueline Bergel-Hatchuel, avocate
Jacqueline Bergel-Hatchuel, avocate © AB/RF / AB/RF
> _Ce que mes clients qui m’ont mandatée, demandent c’est : « contraindre par tout moyen adéquat l’ensemble des laboratoires pharmaceutiques de mettre en nombre suffisant des vaccins seulement trivalents correspondant aux seuls vaccins obligatoires ». Et donc le but c’est de se grouper, et ce sont bien des actions groupées qui permettent de bien avancer quand il y carence des pouvoirs publics car il faut bien appeler les choses par leurs noms !_ Il est exact que si l'on regarde de près l'état actuel de la réglementation... on est au minimum confronté à une totale confusion, qui nécessite clarification. Le président du Comité Technique de la Vaccination, le professeur **Daniel Floret** n'est d'ailleurs pas le dernier à en dénoncer les effets : > _Je pense que l’obligation vaccinale telle qu’elle est, n’est pas tenable. On ne comprend pas pourquoi pour des maladies beaucoup plus présentes comme la coqueluche et l'hépatite B, il n’y a pas d’obligation vaccinale ! On oblige à vacciner contre la diphtérie et la polio qui ont quasi disparu, et on ne comprend pas pourquoi il y a des niveaux de recommandations différents entre les vaccins. Au final, les gens pensent que les vaccins non obligatoires correspondent à des maladies qui ne sont pas graves. Or les études épidémiologiques montrent que ce n’est pas du tout vrai. Les gens ne peuvent pas comprendre !_ Pour lever cette incompréhension, le politique a commencé réagir : - En février 2015 Manuel Vals confiait à la députée PS de Seine maritime, _[Sandrine Hurel](http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,2322/le-gouvernement-confie-une-mission,17697.html "Communiqué du ministère de la santé")_ , une mission, destinée à remettre à plat la politique vaccinale. Mais ses conclusions sont toujours attendues car la mission, arrivée à son terme en juin, a été prolongée pour une durée encore inconnue. - Début août 2015,**[Marisol Touraine](http://www.marisoltouraine.fr/2015/08/interview-de-marisol-touraine-au-parisien-%C2%ABla-vaccination-est-fondamentale%C2%BB/ "Annonce de mesures à venir sur la politique vaccinale")** promettait d’engager sur le sujet un grand débat public… dont on attend encore le lancement officiel ### Une vraie interrogation scientifique : l'adjuvant aluminium Le doute scientifique constitue l'autre ingrédient de la fabrique du doute. Il est parfois sérieusement fondé, d'autres fois abusivement exploité. Au coeur des discussions entre scientifiques [la question des adjuvants](http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/vaccins-pourquoi-font-ils-peur "Dossier très argumenté dans la revue de l'INSERM - Intégrale en ligne à feuilleter") est la plus débattue. Henri Joyeux, à la suite de nombreuses autres associations de victimes d'accidents médicaux, en crie le danger : _Nous ne voulons pas d’aluminium car c’est un produit bio-persistant Si je vous le mets dans le corps il va rester à l’endroit où je vous vaccine ou il va se balader. Et si un jour vous faîtes un Alzheimer, on trouvera de l’aluminium en excès dans l’hypocampe qui est la zone de la mémoire. Un enfant de deux mois, il pèse cinq kilos et en le vaccinant, vous lui balancer une dose d’aluminium qui n’est pas négligeable pour son petit poids !_ Les effets néfastes de l’hydroxyde d’aluminium commencent à être identifiés. Ils ne préoccupent pas les seuls chercheurs : les milieux politiques s’en inquiètent aussi. Ainsi comme lors de cette journée organisée à l’[Assemblée Nationale](http://videos.assemblee-nationale.fr/video.2349500_5559968dd8b53 "toute la journée d'étude de l'OPECST en vidéo") par l’Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) le 22 mai 2014, au cours de laquelle on a pu exposer l’état des connaissances en la matière. Les députés ont voulu entendre tous les acteurs du domaine, et les acteurs de la polémique : scientifiques et militants, par conséquent. Parmi eux, le biologiste **Michel Georget** , représentant de la [Ligue nationale pour la liberté des vaccinations](http://www.infovaccin.fr/ "site de la Ligue Nationale pour la liberté des Vaccinatins") : > _Les trois vaccins obligatoires, tétanos, diphtérie polio contiennent de l’aluminium, mais aussi les trois qui leur sont souvent associés, coqueluche, hemophilus et HB. A titre indicatif il faut rappeler que l’eau est considéré comme potable si elle renferme au maximum 100 microgrammes d’aluminium par litre. Or si on fait le calcul, la concentration d’aluminium dans les liquides corporels d’un nourrisson que l'on a vacciné, est vingt à quarante fois supérieure à celle admise pour l’eau potable._
photo montage sur la vaccination
photo montage sur la vaccination © TJ/RF / TJ/RF
Question bête : si c’est dangereux dans l’eau potable pourquoi diable en met-on dans les vaccins ? Pour les rendre plus efficaces, pour stimuler la réaction immunitaire. Pour déclencher l'arrivée massif d'anticorps à l'endroit de l'injection, on cherche à provoque une inflammation : on a essayé au tout début avec de l'amidon - mie de pain, tapioca - et ce qui a le mieux fonctionné, ce sont les sels d'aluminium, comme le rappelle le professeur **Brigitte Autran** , responsable du département d’immunologie de **l’hôpital La Pitié-Salpétrière** : > _Cette invention d’un adjuvant à base de sels d’aluminium est une des fiertés de la recherche française puisque c’est Gaston Ramon, un élève de Pasteur, qui en 1923, a découvert le moyen de rendre enfin le vaccin contre la toxine diphtérique efficace. Il a obtenu une protection en fabriquant une préparation particulière entre cette toxine détoxifiée et le sel d’aluminium. Un réel succès qu’il a répété ensuite avec le vaccin contre le tétanos. Alors l’ensemble de la communauté mondiale au cours du 20ème siècle a emboité le pas et a utilisé les sels d’aluminium pour rendre les vaccins efficaces._ Il y a au fond peu de temps, à peine vingt ans, qu’on a émis les premiers [doutes sur l’innocuité de l’aluminium](https://www.youtube.com/watch?v=d2arQyV71n4&list=PLPA7rUJ05NlYnPeShJvCbgD5hohn2IXa0&index=4 "Série de vidéos "). Les recherches récentes sur le cerveau, en particulier, ont permis de comprendre que **l'hydroxyde d'aluminium,** au lieu d’être simplement éliminé dans les urines, comme on l'a longtemps cru, restait dans le corps de certaines personnes, et qu’il pouvait même déclencher, chez un petit nombre de gens de graves maladies. Parmi elle, la [myofacsiite à macrophages](http://www.myofasciite.fr/ "site de l'association E3M, entraide malades"), dont souffrent aujourd’hui quelques 800 personnes en France. Des expériences sur des animaux de laboratoire ont été réalisées comme le raconte le **Professeur [Romain Gherardi](http://www.myofasciite.fr/Contenu/Divers/201201_Gherardi-Authier_Lupus.pdf "Article scientifique paru dans la revue Lupus, sur la biopersistance de l'aluminium et ses liens avec la myofasciite àmacrophages")** directeur de l’unité **INSERM** chargée de cette étude : > _Nous avons injecté des souris normales sans background particulier, puis fait des tests cognitifs et moteurs à différentes périodes : à 45 jours, il n’y avait aucune différence entre les témoins et les vaccinées, et à partir de 135 jours, - 4 mois et demi - trois tests sont très significativement altérés chez les seules souris vaccinées. Des tests d’anxiété, de diminution d’activité, de l’endurance, notamment de l’endurance motrice. Un cortège de symptômes qui ressemble très exactement à ce que décrivent les patients porteurs d’une myofacite anacrophage chronique._ Et il est utile de préciser que le**Professeur Gherardi** n'est pas membre d'une association militante anti-vaccin ! Chercheur reconnu dans le monde scientifique international, il est un des très rares, avec son collègue **le professeur Jerôme Authier,** tous deux médecins à l**'hôpital Henri Mondor de Crétei** l (Val de Marne) à accueillir dans son service les malades de **myofasciites à macrophages** . ### **Comment gérer la crise de confiance ?** Le [risque aluminium](http://www.myofasciite.fr/Contenu/Divers/SyntheseMinistere.pdf "synthèse de l'association E3M de 2007 ") existe, on le sait maintenant, et il est plus facile de comprendre l’inquiétude des anti-vaccins. Mais la question principale, dans le cadre de la polémique sur les vaccins, et la suivante : quel est le niveau de ce risque ? En effet, les**autorités de santé publique** considèrent toujours que le rapport bénéfices/risques est sans conteste en faveur de la **vaccination** : le nombre de cas de ces maladies auto-immunes consécutives à une vaccination reste extrêmement faible au regard des millions d’**injections vaccinales** réalisées chaque année. Il faut en réalité convenir qu'on ne sait pas vraiment encore le mesurer : il est vraiment difficile d’établir un lien de**causalité** car les études manquent, elles prennent du temps à réaliser et le financement de ces recherches n'est pas aisé. Conséquence : la confiance vis-à-vis des vaccins se fissure en l’absence d’informations précises. On dispose de chiffres assez alarmants, obtenus par enquête d’opinion. Le président de l’association d’[**Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages** (E3M)](http://www.myofasciite.fr/ "Le site de l'association"), **Didier Lambert** , s’en inquiète : > _Voici les chiffres données par l’Agence du Médicament, des chiffres importants que tout le monde doit avoir en mémoire : entre 2005 et 2010, la part de la population française favorable ou très favorable à la vaccination est passée de 90% à 60%. La part des Français de 18 à 75 ans hostile à la vaccination est passée de 8,5% en 2005 à 38,2% en 2010. Cette baisse drastique de confiance doit être prise en compte. Il est urgent de regarder la réalité en face._ A cette [crise de confiance](http://www.jim.fr/medecin/jimplus/e-docs/redonner_confiance_en_la_vaccination_154926/document_edito.phtml "ARticle du Jounal International de Médecine ") s’ajoute la crainte de voir réapparaître certaines maladies jugulées depuis des années. Car la vaccination est comme un barrage qui ne fonctionne que s’il est collectivement construit. Un rappel fait par la ministre **Marisol Touraine** en ouverture de cette journée sur les adjuvants vaccinaux le 22 mai 2014 à l’Assemblée :
Capture vidéo de Marisol Touraine à la commission de l'Assemblée Nationale sur les adjuvants vaccinaux
Capture vidéo de Marisol Touraine à la commission de l'Assemblée Nationale sur les adjuvants vaccinaux © Assemblée Nationale / Assemblée Nationale
> _Les Français ont tendance à oublier que pour que la vaccination marche il faut qu’une partie importante de la population soit vaccinée. Ce n’est pas simplement se protéger soi-même, c’est aussi éviter la propagation. Le taux de couverture de la population doit être de 80 à 90% de personnes vaccinées pour atteindre le seuil d’une efficacité parfaite pour arrêter la transmission, voire éliminer une pathologie_ Il y a peut-être des solutions alternatives à la vaccination systématique de toute la population. Il existe en effet un mouvement qui défend l’idée d’une vaccination à la carte, en fonction du taux d’anticorps de chaque personne, avant de procéder aux premiers vaccins et aux rappels. C’est très sérieusement étudié, mais cela suppose une approche beaucoup plus individualisée de la santé publique, et une organisation très différente de ce qui existe aujourd’hui... ### Pour aller + loin : vaccination et justice - **En juin 2015,** une petite fille de sept mois est décédée au**CHU d’Angers** après avoir passé plus d’un mois dans le coma suite à une double vaccination. Une fièvre à plus de 42°, des convulsions qui ne sont pas traitées à temps. **Le SAMU** ayant refusé d’intervenir, le cerveau de l’enfant s’est trouvé définitivement détruit suite à cette hyperthermie. Une corrélation évidente, pourtant la cause du décès selon les médecins est la fièvre et non le vaccin - **Le 12 août 2015, le Conseil d’Etat** s’est déclaré favorable à l’indemnisation de deux personnes atteintes d’une maladie neuromusculaire,**la myofasciite à macrophages,** apparue suite à une vaccination obligatoire. **Dans son arrêt, le Conseil d’Etat** note que les expertises n'identifient pas d'autre cause que la vaccination et elle confirme clairement le lien : > _Selon le dernier état des connaissances scientifiques, l'existence d'un lien de causalité entre une vaccination contenant un adjuvant aluminique et la combinaison de symptômes constitués notamment par une fatigue chronique, des douleurs articulaires et musculaires et des troubles cognitifs n'est pas exclue et revêt une probabilité suffisante pour que ce lien puisse, sous certaines conditions, être regardé comme établi_ - **le 24 novembre 2015,** procès devant le tribunal de Clermont dans le cadre de l’**affaire du vaccin Méningitec** : 240 familles plaignantes contre le distributeur français de ce vaccin de fabrication américaine (Nuron Biotech). Il lui est reproché d’avoir acheminé des lots de vaccin défectueux qui contiendrait des résidus de métaux lourds comme le fer ou l’acier inoxydable. 21 lots retirés du marché par mesure de précaution, après que les enfants eurent souffert toutes sortes de maux : diarrhées aigües, fortes fièvres, troubles du sommeil, éruptions cutanées, etc. ## Les liens [Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2015 du ministère de la Santé](http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Calendrier_vaccinal_2015.pdf) [Institut pour la Protection de la Santé Naturelle](http://www.ipsn.eu/)
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